La foncière Selectirente prend part au bal des émissions d’Océane
Suivant l’exemple de nombre d’émetteurs, la foncière Selectirente a dévoilé hier un projet d’émission d’obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane). La semaine passée, Foncière des Régions a placé pour 345 millions d’euros d’Ornane (obligations à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles ou existantes). Le montant visé par Selectirente est plus modeste, entre 10 et 15 millions d’euros, à l’échelle de cette foncière spécialisée dans les murs de commerces de proximité (341 actifs d’une valeur de 165 millions d’euros à fin septembre, à 63% à Paris et région parisienne).
Selectirente a indiqué son intention de déposer «dans les prochains jours» un projet de prospectus auprès de l’AMF pour une Océane d’une maturité de 6 ans, et espère bien concrétiser cette opération «avant la fin de l’année 2013». L’émission répond selon la foncière à un double objectif.
D’une part, le financement de son programme d’investissement. Sur les neuf premiers mois de l’année 2013, pour des cessions réalisées d’un montant total de 1,5 million, la foncière a acquis des murs de commerces pour un montant similaire et se félicitait d’engagements d’achats pour 5,2 millions. Une activité que la foncière entend renforcer grâce à l’appel au marché, comme l’ont indiqué à L’Agefi Jean-Marc Peter, directeur général de Sofidy (principal actionnaire avec 27,7% du capital et responsable par délégation de la gestion de Selectirente depuis sa création en 1997) et Jérôme Grumler, directeur général adjoint finances de Sofidy et président du directoire de Selectirente.
D’autre part, Selectirente met en avant son souhait de pouvoir grâce à l’Océane «à terme (…) augmenter son flottant et sa liquidité». Alors que l’ensemble des actionnaires actuels bénéficieront d’un délai de priorité de souscription, Sofidy a d’ores et déjà fait part de sa volonté de participer à l’opération à hauteur de sa quote-part.
Selectirente précise que la valeur nominale des obligations à émettre «devrait faire ressortir une légère décote» par rapport au dernier actif net réévalué (ANR) publié au 31 décembre 2012. Les dirigeants soulignent ainsi la conjonction favorable pour le choix d’une Océane «d’un marché actions bien orienté et de taux extrêmement faibles, permettant de différer et d’atténuer sensiblement l’effet dilutif par rapport à une pure augmentation de capital».
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