La foncière allemande GSW entretient l’espoir d’un rapprochement avec Deutsche Wohnen

L’OPE d’une valeur de 1,75 milliard d’euros pourrait faire sens d’un point de vue opérationnel et industriel, estime le groupe berlinois
Antoine Duroyon

GSW Immobilien ne ferme pas la porte à Deutsche Wohnen. Moins d’une semaine après l’annonce d’un projet d’OPE se montant à 1,75 milliard d’euros, le groupe immobilier résidentiel allemand s’est dit réceptif à l’intérêt manifesté par son concurrent.

«Un rapprochement entre GSW et Deutsche Wohnen pourrait faire sens d’un point de vue opérationnel et industriel», explique le groupe berlinois dans un communiqué. «GSW est dans le processus d’une analyse approfondie de l’offre présentée», poursuit-il, attendant au passage davantage d’informations sur la «stratégie» et les «intentions» de son prétendant.

La société, cotée en Bourse depuis avril 2011, a mandaté la semaine dernière Goldman Sachs, Citigroup et Hengeler Mueller comme conseillers. Deutsche Wohnen compte pour sa part sur l’assistance de Deutsche Bank et UBS. Cette union donnerait naissance à la deuxième foncière allemande, derrière Deutsche Annigton Immobilien, avec une valorisation de 4 milliards d’euros environ.

Deutsche Wohnen possède quelque 90.000 appartements dans de grandes métropoles allemandes telles que Berlin et Francfort, tandis que GSW détient 60.000 logements dans la capitale. Le nouvel acteur ferait ainsi figure de poids lourd sur le marché allemand de l’immobilier résidentiel, avec une position de choix sur le secteur très recherché de Berlin.

Il y a plus d’un an, les deux groupes s’étaient disputés BauBeCon Group, un ensemble de quelque 23.500 logements détenus par Barclays. Deutsche Wohnen avait finalement emporté le morceau pour 1,24 milliard d’euros.

Cette opération marque une nouvelle phase dans la réorganisation du secteur outre-Rhin où les acteurs entendent profiter du dynamisme du marché. Selon la recherche de Savills, les transactions portant sur des portefeuilles dans l’immobilier résidentiel ont totalisé 5,66 milliards d’euros au premier semestre 2013, un niveau élevé proche de celui enregistré sur la période comparable de 2012.

Toutefois l’introduction en Bourse de Deutsche Annington, début juillet, n’a pas été aussi souriante que prévu. La foncière a levé deux fois moins de capitaux qu’elle l’espérait initialement. Sa concurrente LEG Immobilien, entre les mains de Goldman Sachs, l’avait précédée en début d’année, récoltant 1,3 milliard d’euros.

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