La fin d’année s’annonce moins pénible pour le marché automobile français
Le repli de 1,4% du volume des immatriculations de voitures particulières le mois dernier en France (par rapport à septembre 2010, avec un nombre équivalent de 22 jours ouvrables, à 167.631 unités) annoncé hier par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) est a priori, paradoxalement selon son responsable de la communication François Roudier, un «bon chiffre». Ce repli limité, qui ramène la performance du marché hexagonal à un gain de 0,2% (toujours avec un nombre identique de 190 jours ouvrables), laisse en effet avant tout voir à ses yeux que le marché hexagonal se tient convenablement. Et ces chiffres sur un et neuf mois sont selon François Roudier «de bon augure».
Le CCFA préfère pourtant ne plus s’aventurer à formuler une prévision chiffrée précise pour l’ensemble de l’exercice. Son porte-parole veut néanmoins envisager un repli annuel qui sera moins marqué que la glissade de 8% prévue il y a un mois. Le CCFA pourrait revenir à une estimation chiffrée dès le mois prochain.
Pour l’heure, la prudence est de mise face aux incertitudes liées à la crise économique, qui ne manquerait pas en cas de mauvais temps de peser sur les immatriculations des flottes professionnelles. Or, le marché est marqué actuellement par une remontée de la part de ces immatriculations d’entreprises. La tendance du marché laisse donc sans surprise présager selon François Roudier le retour d’un marché français de «plus de 2 millions de véhicules, que l’on connaît depuis quinze années», après deux exercices soutenus par le dispositif public massif de prime à la casse. Dans ce panorama, les constructeurs français PSA Peugeot Citroën et Renault perdent du terrain, précisément 2,9 points de parts de marché tant sur un mois (à 55,2%) que sur neuf (à 56,8%). En dépit d’un rebond le mois dernier, les immatriculations du groupe Renault concèdent un repli de 9,5% depuis le début de l’année (-23,3% pour la seule marque Dacia), tandis que la déconvenue de PSA en septembre (-18,4%) plonge le constructeur en territoire négatif en 2011 (-1,06%).
En parallèle, Volkswagen gagne 1,5 point sur neuf mois à 12,4% du marché. Bernard Cambier, le directeur commercial France de Renault, n’en affiche pas moins sa «confian(ce) pour les derniers mois de 2011», sur la foi notamment d’une grande satisfaction sur le niveau des commandes prises le mois dernier.
Plus d'articles du même thème
-
«Nous sommes restés à l’écart des émissions des hyperscalers»
Alexandre Stoessel, responsable gestion obligataire chez Scor IP -
«La hausse des marchés est portée par la croissance des résultats»
Thibault Dorlet, CFA, Senior Multi-Asset Portfolio Manager chez Candriam. -
Le stablecoin de SG-Forge permettra de régler des titres de créance d'entreprise tokenisés
Euroclear et SG Forge annoncent une collaboration pour utiliser le stablecoin dollar de la filiale bancaire, l'USD CoinVertible, pour le règlement de NEU CP.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Face aux chaleurs extrêmes les pièges du « travailler moins »
Le débat s’enflamme sur l’adaptation du travail à la canicule, mais il n'échappe pas aux limites économiques du pays -
Et puis quoi encore ?Puces, énergie, capitaux... la grande razzia de l'IA
La pénurie de puces mémoire est le dernier exemple des tensions sur les ressources provoquées par les besoins de l'IA -
Bye byeEDF cède ses énergies renouvelables américaines
Le groupe dégage de nouveaux moyens pour assurer son développement dans le nucléaire