La filiale suisse d’Orange intéresse plusieurs fonds d’investissement
Les sociétés de capital-investissement tournent autour d’Orange Suisse, la filiale helvétique de l’opérateur de télécommunications mise en vente fin juillet. Selon Reuters, Apax, EQT et Providence font partie des candidats potentiels. «C’est une activité sur un marché sûr qui génère du free cash flow. Toute opération devrait vraisemblablement impliquer des fonds d’investissement plutôt que des acteurs du secteur», explique un banquier qui conseille des groupes européens de télécoms. Selon des analystes, Orange Suisse devrait se vendre aux environs de 1,5 milliard d’euros. Cablecom, une filiale de Liberty Global qui offre de la télévision par câble ainsi que des services internet et téléphonie en Suisse, fait partie des autres candidats cités dans la presse.
La taille relativement petite du marché suisse ‑environ 15 milliards de francs suisses ou 13,9 milliards d’euros par an‑ et le niveau de concurrence restreignent la capacité à y dégager des bénéfices. Swisscom, l’ancien monopole d’Etat, occupe toujours une position dominante avec environ 60% du marché. Sunrise, qui est détenu par le groupe de capital-investissement CVC, détient environ 20% du marché devant Orange avec 17% après plus de dix ans de présence en Suisse. Au cours des quatre dernières années, Orange n’a généré qu’une croissance modeste du nombre de ses abonnés à 1,6 million fin 2010 mais son chiffre d’affaires a reculé sur la même période.
En sortant totalement du marché suisse, France Télécom pourrait consacrer une partie de ses capitaux au développement de ses activités dans les marchés en croissance, essentiellement africains. Cette stratégie est également suivie par d’autres opérateurs en télécoms, comme le britannique Vodafone ou Deutsche Telekom. Le produit de la cession pourrait aussi permettre à France Télécom de procéder à un programme de rachats d’actions.
Si les fonds regardent la filiale, il est peu probable que CVC fasse partie de la liste. Ce dernier est en effet propriétaire de Sunrise. Or, l’an dernier, les autorités suisses ont interdit le projet de rapprochement entre Sunrise et France Télécom dans le pays, en faisant valoir que les consommateurs risquaient d'être pénalisés par des hausses de prix si le marché passait de trois à deux acteurs. Alors contrôlé par le danois TDC, Sunrise avait été par la suite racheté par CVC pour 3,3 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
«Nous avons ramené les portefeuilles vers une légère surpondération des actifs risqués»
Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée, Allianz Global Investors -
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat