La famille Arnault passe le cap des 50% du capital de LVMH
Le Groupe familial Arnault a franchi à la hausse le seuil de 50% du capital de LVMH (propriétaire de L’Agefi), a indiqué une source proche à L’Agefi. Il détient désormais 50,01% du capital du groupe de luxe, et 65,94% des droits de vote.
La famille Arnault détenait 49,77% du capital et 65,89% des droits de vote fin 2025. Dans le détail, le Groupe familial Arnault a acquis plus de 1,1 million d’actions depuis le 1er janvier 2026, via les holdings Financière Agache et Christian Dior Société Européenne, selon les documents publiés sur le site de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et les calculs de l’agence Agefi-Dow Jones.
Les derniers achats, en date du 18 février, ont été réalisés à un prix unitaire de 527,80 euros et notifiés à l’AMF le 23 février, mais le franchissement du seuil des 50% n’était pas encore public à la date du 24 février.
Vote de confiance
«Ce franchissement de seuil des 50% du capital témoigne de la grande confiance de Bernard Arnault et de sa famille dans l’avenir de LVMH», précise-t-on dans l’entourage du groupe. Il intervient alors que l’industrie du luxe a été chahutée ces deux dernières années par le ralentissement de la consommation, notamment en Chine.
Bernard Arnault avait annoncé aux investisseurs son intention de franchir le cap des 50%. « Le groupe familial détient environ 50 % du capital de LVMH. Et puisque nous sommes maintenant au début d’une nouvelle année, nous avons le droit d’acquérir un peu plus. […] Et cette année, nous franchirons le seuil des 50%, nous détiendrons donc plus de 50% du capital social », avait déclaré le PDG de LVMH le 27 janvier dans la soirée, à l’occasion d’une conférence téléphonique avec des analystes.
« Nous croyons donc en ce que nous faisons et nous le montrons de cette manière », avait ajouté le fondateur du leader mondial du luxe.
Plus d'articles du même thème
-
Les lunettes connectées continuent à porter la croissance d'EssilorLuxottica
Le géant de l'optique affiche une hausse de ses revenus supérieure à 10% pour le troisième trimestre de suite. Les dirigeants confirment leurs objectifs. -
La guerre au Moyen-Orient rebat les cartes au sein du CAC 40
Les valeurs du luxe poursuivent leur déclin alors que TotalEnergies profite de la flambée du prix du pétrole pour reprendre la première place des pondérations au sein de l’indice phare parisien. LVMH demeure malgré tout la plus grosse capitalisation boursière de la cote française. -
Fondé par un héritier de Chanel, le fonds 1686 Partners clôture son premier véhicule à 200 millions de dollars
La société d'investissement fondée par David Wertheimer a déjà investi dans dix sociétés, dont le lunettier Ahlem ou le fabricant de vêtements de ski annécien Fusalp.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle