La faiblesse des valorisations devrait entretenir le rebond des Bourses
Alors que la saison des résultats 2011 touche à sa fin, le bilan est plutôt satisfaisant. Pour le moment, sur plus de 300 sociétés de l’EuroStoxx 600 ayant publié leurs comptes, 60% ont dévoilé un chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre 2011 supérieur aux attentes du consensus (et même près de 70% pour le CAC 40), selon Aurel BGC. Ce dernier constate que les entreprises cycliques ont été les plus réactives, tant dans l’ajustement de leurs effectifs que dans leurs capacités de production. Les sociétés exposées aux marchés émergents, ou positionnées sur le haut ou le bas de gamme, sont les mieux placées pour l’avenir, selon Aurel BGC.
57% des sociétés européennes, mais seulement moins d’un tiers des sociétés du CAC 40, ont battu les anticipations de bénéfice par action (BPA). Un chiffre qui s’explique notamment par les dépréciations ou provisions plus importantes que prévu, à l’instar de celles que Carrefour vient de publier (L’Agefi Quotidien du 9 mars).
Pourtant, les analystes n’avaient pas cessé de réviser à la baisse leur prévision de BPA pour le quatrième trimestre 2011 et parallèlement pour le premier trimestre 2012. Néanmoins, l’indice Citigroup établissant le solde entre révisions à la hausse et dégradations des prévisions de résultats pour les sociétés d’Europe continentale se redresse progressivement et est actuellement à l’équilibre. Signe que la fin des dégradations est arrivée.
«La faiblesse du PER des Bourses européennes peut aujourd’hui difficilement se justifier par des anticipations de révisions drastiques, à la baisse, des BPA, note Aurel BGC. Les craintes des investisseurs, suite à la crise financière des dettes souveraines, ont été excessives». Aussi, les PE devraient continuer à remonter. Depuis le début de l’année, le CAC 40 a déjà rebondi de 11% et l’EuroStoxx 50 de 8,5%.
Passé de 8,8 fin novembre à 10,8 début mars, le PE du Stoxx 600 conserve une marge d’appréciation, selon Deutsche Bank. Le multiple de croissance du PE est seulement de 1,2, alors qu’il était de 1,6 trois mois après le plus bas de 2009, et même de 1,9 après le point bas de 2003, rappelle la banque allemande. A horizon 2013, Deutsche Bank vise un PE de 12,5, correspondant au niveau particulièrement stable de la période 2003-2007. Pour sa part, Citi rappelle que les actions européennes sont bon marché en général et particulièrement par rapport au marché américain.
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