La dette de Lafarge passera sous la barre des 10 milliards d’euros au second semestre
En dépit d’une contre-performance au premier trimestre, Lafarge a confirmé ses objectifs pour 2013. Cette confiance a rassuré le marché, d’autant que le premier trimestre ne pèse environ que 20% du chiffre d’affaires et 15% de l’Ebitda de l’exercice.
Sur l’année, le groupe table toujours sur une hausse de 1 à 4% de la demande de ciment sur ses marchés et sur des augmentations de prix. Le groupe a déjà passé une hausse de 2,5% des prix du ciment au premier trimestre. «Le plein effet se fait habituellement sentir au deuxième trimestre», précise le directeur financier Jean-Jacques Gauthier.
Lafarge confirme également sa cible de 650 millions d’euros d’Ebitda supplémentaires en 2013 grâce à ses actions de performance et d’innovation, qui ont déjà permis d’apporter 100 millions additionnels au premier trimestre. La grande partie de son objectif de 1,75 milliard prévu par le plan 2012-2015 sera atteint dès la fin 2014, avec près d’un an d’avance se félicite le cimentier.
Parallèlement, l’objectif de réduction de la dette sous la barre des 10 milliards d’euros devrait être atteint dès le second semestre de l’exercice. A fin mars, l’endettement net ressortait à 11,8 milliards, en baisse de 4% sur un an. Le groupe mise à la fois sur l’amélioration du cash flow opérationnel, sur la maîtrise des investissements limités à 800 millions d’euros sur l’année, et sur les ventes d’actifs. Déjà 1 milliard d’euros de cessions ont été annoncées depuis le début 2012, dont 400 millions d’euros sont encore à encaisser avant la fin de l’année. Le groupe procédera aussi «à d’autres désinvestissements créateurs de valeur».
La politique de Lafarge «commence à payer» selon CM-CIC, constatant «pour la première fois depuis quatre ans un phénomène d’inversion positif de tendance sur les marges d’Ebitda après l’effet de tenaille négatif lié au choc de coûts et au choc de revenus observés depuis 2008. Même si ce phénomène n’est pas pour des raisons non récurrentes visible sur les résultats du premier trimestre».
Pénalisé par des conditions météorologiques défavorables et par deux jours ouvrés en moins, Lafarge a enregistré une baisse organique de 4% de ses ventes à 3,1 milliards d’euros, et de 19% de son Ebitda à 380 millions, très loin des 450 millions du consensus Bloomberg. En Europe occidentale, l’Ebitda chute même de 94%. La perte nette a quasiment doublé à 117 millions.
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