La croissance des ventes d’Hermès ralentira au second semestre
Toujours plus haut! Au second semestre, Hermès vient d’enregistrer une marge opérationnelle record de 32% (+3,7 points), grâce à une hausse de 37% de son résultat opérationnel courant à 418 millions d’euros. Une nouvelle fois le secteur du luxe affiche une santé insolente en ces temps de crise.
Néanmoins, le sellier du faubourg-Saint-Honoré prévient que la croissance des ventes ralentira au second semestre. «Nous n’avons pas encore vu de baisse de la fréquentation dans nos magasins, pas même au Japon», explique Patrick Thomas, gérant d’Hermès. Mais, la croissance des ventes en juillet et août «n’est pas tout à fait au niveau du premier semestre pour des raisons essentiellement de présence de produits dans les magasins, poursuit le patron d’Hermès. Nos capacités de fabrication feront que nos ventes [du second semestre] augmenteront au même rythme que nos capacités de production».
Sur le semestre, les ventes du sellier ont progressé de 22% (+21% à taux de change constants) à 1,3 milliard d’euros. Or, le groupe confirme son objectif de hausse de 12 à 14% à changes constants sur l’ensemble de l’exercice. Pour l’heure, le consensus FactSet anticipe une hausse de plus de 14% à 2,74 milliards d’euros. Le groupe attend également une marge opérationnelle courante «proche» du niveau historique atteint en 2010 de 27,8%. Pourtant, le consensus espère déjà 28,5%.
Fort d’un bénéfice net de 291 millions d’euros (+49,5%) et d’une trésorerie nette retraitée de 939 millions fin juin, Hermès a les moyens de racheter ses propres actions dans la bataille larvée qui l’oppose à LVMH, son actionnaire à 21,4%. Le sellier assure néanmoins que le 1,1 million de titres rachetés depuis juin pour 242 millions d’euros l’a été «sur le marché et pas auprès des membres de la famille». Le groupe justifie ces rachats pour les plans de distribution d’actions gratuites aux salariés, mais au regard d’une «réduction considérable et inquiétante du flottant, on s’est dit qu’il fallait qu’on les achète» avoue Patrick Thomas. Toutefois, le groupe ne peut pas payer plus de 250 euros l’action. Or, le titre clôturait hier à 266 euros (+0,40%). LVMH pourrait en revanche continuer à ramasser des titres...
Par ailleurs, Patrick Thomas attend «sereinement» l’arrêt de la cour d’appel de Paris, qui doit se prononcer le 15 septembre sur la dérogation à lancer une OPA sur les minoritaires accordée par l’AMF.
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs étrangers jouent contre les taux courts de la France
Face aux incertitudes budgétaires et politiques, les investisseurs étrangers, et probablement un peu les hedge funds, exacerbent la sensibilité des taux sur les Bons du Trésor français (BTF) à 6 mois. -
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit