La construction porte le risque de crédit le plus élevé à l’échelle mondiale
Le premier baromètre sectoriel de Coface, qui sera publié trimestriellement, témoigne de l’impact assez large du ralentissement de la croissance mondiale sur l’activité et la situation financière des entreprises. Sur 14 grands secteurs économiques pris en compte par le groupe d’assurance-crédit, 10 d’entre eux (soit une proportion de 70%) sont considérés comme porteurs d’un risque de crédit allant de «moyen» à «très élevé».
Ce panorama, qui se fonde sur l’agrégation des comptes de 6.000 entreprises et sur l’expérience de paiement enregistrée par Coface, épargne 4 secteurs (chimie, pharmacie, énergie et transport) jugés globalement plus «résistants», malgré des différences marquées selon la zone géographique.
Les secteurs les plus «fragiles» aux yeux de l’assureur-crédit sont la distribution (sauf en Asie), la métallurgie et surtout la construction (voir graphique). La légère reprise enregistrée dans le BTP aux Etats-Unis ne doit pas faire oublier le risque financier toujours élevé qui pèse sur les intervenants présents outre-Atlantique, tandis qu’en Asie l’activité «souffre des mesures prises par la Chine pour dégonfler sa bulle immobilière». Dans l’Union européenne, les difficultés budgétaires qui pénalisent les ménages et les institutions publiques, particulièrement fortes dans le sud de la région, éloignent les perspectives d’une reprise à un horizon de 6 mois.
Sur la base du seul indice de robustesse financière, qui synthétise la rentabilité d’exploitation des entreprises, leur taux d’endettement net sur total de bilan et l’évolution de leur cash-flow, l’Europe constitue la région du monde la plus vulnérable, avec 8 secteurs porteurs d’un risque élevé et 6 d’entre eux pour lesquels il est considéré comme «moyen».
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