La compétitivité de PSA s’érode encore sur un marché européen en fort repli
En baisse globale de 16,5% (voir tableau), les ventes mondiales de PSA sont passées sous le seuil de 3 millions de véhicules l’an dernier en raison d’une poursuite de la chute du marché européen (-8,6%) conjuguée à «la suspension de ses ventes de pièces détachées en Iran depuis le mois de février», après le renforcement des sanctions internationales contre ce pays. La présence importante du constructeur automobile dans les pays d’Europe du Sud, qui ont enregistré des chutes allant de 13,3% en France à 40% au Portugal, explique une grande partie de l’érosion de sa part de marché dans l’ensemble de la région hors CEI (12,7% en 2012 contre 13,3% en 2011 et 14,2% en 2010).
Cette évolution défavorable n’a pu être compensée par le maintien de sa première place européenne (20,8% du marché) sur le segment des utilitaires légers, ni par la hausse de 5 points à 38% de la part des véhicules montés vendus hors d’Europe. En Chine et en Russie, sa part de marché a atteint respectivement 3,5% et 2,6% et ses volumes de ventes ont doublé en Algérie. En Amérique latine, les immatriculations du groupe ont en revanche chuté de 8,3% à 277.000 unités, la contre-performance de PSA au Brésil ayant pesé davantage que la progression de son activité en Argentine.
Le directeur général des marques Frédéric Saint-Geours, qui s’attend à une nouvelle baisse «de l’ordre de 3 à 5%» du marché européen en 2013, mise sur une offensive commerciale renforcée pour relever sa part de marché autour de 13% sur le Vieux Continent. Il a par ailleurs assuré qu’une sortie de PSA du capital de sa filiale Faurecia n’était «pas d’actualité». Tablant sur une croissance de 3 à 4% du marché automobile mondial grâce aux pays émergents cette année, le groupe maintient donc son objectif de réaliser la moitié de ses ventes hors d’Europe à l’horizon 2015.
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