La Compagnie des Alpes mise plus que jamais sur ses parcs de loisirs
Malgré la demande de certains actionnaires, la Compagnie des Alpes ne cédera pas son activité de parcs de loisirs pour se concentrer sur les domaines skiables. D’autant que le plan de rationalisation mis en œuvre l’an dernier par la filiale de la Caisse des dépôts commence à porter ses fruits. La marge d’exploitation brute de cette activité qui comprend les parcs Astérix, Futuroscope ou Grévin a gagné 560 points de base pour remonter à 20%, profitant avant tout d’un important effet volume. A 2018, l’objectif vise à porter la marge à 28%, contre 25% initialement envisagé. Celle des domaines skiables est attendue au-dessus de 35%.
Au-delà de ce redressement, «se séparer de la division destinations de loisirs serait une stratégie inappropriée», explique à L’Agefi Agnès Pannier-Runacher, la directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes. Selon la dirigeante du numéro un mondial des stations de skis, «en plus de la complémentarité de revenus, cela priverait le groupe de savoir-faire importants en matière de marketing, d’outils de connaissances client ou de gestion de la billetterie par exemple». D’autant qu’«avec la scénarisation des stations de skis ou le développement des sites en intérieur, les frontières ont tendance à s’effacer à l’étranger entre parcs de loisirs et domaines skiables», insiste Agnès Pannier-Runacher. La Compagnie des Alpes «n’exclut pas néanmoins d’ajuster les contours du groupe» dans cette activité. Le Dolfinarium est en cours de cession. Un autre parc devrait également être vendu dans les prochaines semaines.
L’objectif n’est pas de réduire forcément la taille de cette activité. Au contraire, des projets sont en réflexion à l’étranger pour créer de nouveaux parcs, en partenariats avec des collectivités locales ou des groupes d’immobilier qui souhaitent valoriser leur patrimoine, à l’image de l’accord conclu avec Unibail pour la rénovation du quartier du Heysel avec la création d’un parc Spirou.
La Chine fait évidemment partie des destinations visées. «Nous n’avons pas de tabou sur une éventuelle association capitalistique. Mais une telle opération n’aurait de sens que si elle permet d’accélérer notre déploiement à l’international et qu’elle apporte une complémentarité d’activité et de savoir-faire», indique la directrice générale déléguée.
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