La chute des immatriculations automobiles en Europe n’épargne plus les constructeurs allemands
Commencé à l’automne 2011, le repli des immatriculations de voitures neuves en Europe s’est accentué le mois dernier, en enfonçant le seuil des 800.000 unités, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Les 795.482 voitures particulières immatriculées en février reflètent une baisse de 10,5% en rythme annuel et de 9,5% en janvier-février par rapport à la même période de 2012.
Le Royaume-Uni et la Belgique sont les seuls pays des Vingt-Sept à afficher une progression mensuelle, de 7,9% et 3,9% respectivement. En revanche l’Allemagne a enregistré un recul à deux chiffres (-10,5% contre -8,6% en janvier). Sur les deux premiers mois de l’année, ce marché signe donc une baisse similaire à celle du marché espagnol (-9,6% contre -9,7%). Cette dégradation accélérée outre-Rhin a eu des conséquences particulièrement néfastes sur les constructeurs allemands qui ont tous enregistré des performances négatives en février. Les immatriculations de Daimler se sont repliées de 1,8% (-2,2% pour Mercedes), celles de BMW ont cédé 2,5% (-9,4% pour la marque Mini), tandis que le groupe Volkswagen a vu les siennes reculer de 7,4% (-9,9% pour la marque Volkswagen et -3,9% pour Audi).
Si Renault (-8,5%) a limité les dégâts grâce à Dacia en progression de 15,9%, PSA a accusé une chute de 13,2% (-8,7% pour Peugeot et -17,9% pour Citroën). Quelques constructeurs asiatiques sont parvenus à tirer leur épingle du jeu, comme Hyundai (+2%), Mazda (+6,1%) ou Honda (+20,7%). Mais la part de marché cumulée de ces intervenants dépassait à peine 6% sur l’ensemble de la région le mois dernier. «Nous ne verrons sans doute pas de signe de reprise avant le second semestre 2013», pronostique Gaëtan Toulemonde, analyste chez Deutsche Bank à Paris.
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