La cession intégrale de la division animale de Pfizer se précise
Pfizer envisage de se désengager totalement de cette activité, valorisée 11 milliards de dollars, après la mise en Bourse d’une part de 20%
Publié le
Patrick Aussannaire
Pfizer semble avancer sur la voie de la cession intégrale de sa division de santé animale. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels hier, le laboratoire américain, qui domine le marché mondial, a indiqué qu’il débutera l’introduction en Bourse de 20% de cette activité, nommée Zoetis mi-août. Selon Reuters, qui cite des sources proches du groupe, Pfizer aurait même déjà retenu Bank of America Merrill Lynch, JPMorgan et Morgan Stanley pour diriger cette opération. Cette IPO serait suivie par une scission des 80% restants à la faveur des actionnaires en 2013.
«Tout en continuant de travailler à cette potentielle introduction en Bourse et à la potentielle complète séparation de cette activité, nous restons ouverts à toutes les alternatives qui permettraient de maximiser le retour après impôts pour nos actionnaires», a indiqué le directeur général hier. Des commentaires qui suggèrent qu’une cession plutôt qu’une IPO est également possible.
Avec un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars dégagé l’année dernière, Morningstar estime que la valorisation de Zoetis pourrait avoisiner les 11 milliards de dollars. Un tel montant conduirait à une injection immédiate de cash de 2,2 milliards et amputerait les résultats de Pfizer de 4% en 2013.
Suite à la perte de son brevet sur le médicament traitant le cholestérol (le Lipitor), le groupe est entré dans une phase de revue stratégique de ses actifs qui l’a conduit à céder sa division de nutrition infantile à Nestlé pour 11,85 milliards de dollars et dans un programme de rachat de ses propres actions à hauteur de 5 milliards de dollars cette année, sur lesquels 1,3 milliard ont déjà été rachetés sur le seul deuxième trimestre.
Le résultat net part du groupe a enregistré un bond de 25% sur un an au deuxième trimestre à 3,25 milliards de dollars grâce à une baisse de ses coûts et malgré un recul de son chiffre d’affaires de 9% à 15 milliards causé par la perte de «581 millions de dollars provenant de la cession de l’activité de nutrition» et d’un effet de change négatif de 3%. Le bénéfice par action hors éléments exceptionnels est ressorti à 62 cents, soit 8 cents de plus que les prévisions du consensus. Le groupe a maintenu ses prévisions de chiffre d’affaires entre 58 et 60 milliards et de bénéfice net hors exceptionnels entre 2,14 et 2,24 milliards.
Les marchés se sont laissé séduire ces dernières semaines par le positionnement pro-marché de ce candidat hors-système, au discours critique sur le poids et le rôle de l'Etat.
Le premier ministre britannique a annoncé ce lundi son départ du 10 Downing Street ouvrant la voie à la désignation d’Andy Burnham d’ici à septembre. Le marché attend de connaître ses intentions budgétaires.
La France et l’Allemagne se sont entendues sur leur future place au capital du groupe de défense qui pourrait lancer son processus de cotation à Paris et Francfort dès cette semaine.
Marc Bloch a incarné de façon exemplaire, dans un moment de crise extrême et de déroute généralisée, où beaucoup perdirent tout repère, ce que sont les valeurs intellectuelles au service de l’action : l’honnêteté, la quête de la vérité, le souci de la cohérence intérieure, la rigueur
Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
Pour la troisième fois, les députés examinent à partir de ce lundi 22 juin la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. Des soignants et associations redoutent que la société privilégie la mort au soin
L’accord Royaume-Uni–Rwanda a coûté plus de 300 millions de livres avant d’être enterré par la justice britannique pour… aucune expulsion ! L’accord italo-albanais, lui, a englouti une centaine de millions d’euros pour quelques dizaines de transferts, entre recours suspensifs et blocages des tribunaux italiens. Le règlement voté le 17 juin ne fait disparaître aucun de ces obstacles