La cession difficile de ses aéroports risque de coûter cher à Hochtief
Les prévisions à tiroirs de Hochtief, détenu majoritairement par l’espagnol ACS, n’ont pas convaincu les investisseurs. L’action a chuté de 10,9% à 45,5 euros, pénalisée par la cession plus difficile que prévu de ses actifs aéroportuaires. Bien qu’il estime être en mesure de parachever cette transaction «dans un avenir proche», le groupe allemand ne peut plus garantir un désengagement d’ici fin 2011, compte tenu d’une «situation macroéconomique défavorable».
Constitués de participations dans les aéroports d’Athènes, Budapest, Düsseldorf, Hambourg, Sydney et Tirana, ces actifs sont valorisés 1,6 milliard d’euros dans ses comptes, mais les repreneurs potentiels (le français Vinci, le chinois HNA et un consortium allemand) auraient proposé un prix bien inférieur, selon des sources proches du dossier. En cas d’issue rapide, le groupe confirme pour 2011 un bénéfice net «au-dessus de celui de l’an dernier». Mais il affichera dans le cas contraire une perte nette «d’environ 100 millions d’euros» en dépit d’un bénéfice d’exploitation également attendu à 100 millions. Pour l’an prochain, s’il s’attend à un bénéfice net «significativement supérieur» à celui de 2010, la guidance intègre les gains exceptionnels liés à la cession des actifs aéroportuaires et d’Aurelis dans l’immobilier.
Hochtief est également en train de réévaluer les risques pesant sur certains contrats routiers en Grèce et au Chili, qui pourraient affecter sa division concessions et ses activités européennes. En hausse de 8% sur les neuf premiers mois de l’année à 44,5 milliards d’euros, son carnet de commandes représente 22 mois de chiffre d’affaires. Mais le bénéfice net de 99 millions dégagé au troisième trimestre n’a pas suffi à empêcher une perte nette de 57 millions entre janvier et septembre.
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