La cession de GVT redonnerait du souffle financier à Vivendi
GVT, la pépite brésilienne de Vivendi, suscite des convoitises. Le groupe de télévision payante DirectTV, déjà présent sur le marché brésilien, aurait fait part de son intérêt auprès de Rothschild et de Deutsche Bank, les banques chargées par le groupe français de réfléchir à l’avenir de GVT. L’américain mettrait ainsi la main sur un concurrent, GVT s’étant lancé récemment avec succès dans la télévision par ADSL. D’autres opérateurs de télécoms regarderaient aussi le dossier. Les noms de Telefonica ou d’America Movil reviennent régulièrement. En revanche, Telecom Italia, présent au Brésil, a indiqué que GVT était hors de sa portée.
Racheté en 2009 pour 2,9 milliards d’euros, une somme jugée élevée à l’époque, GVT vaudrait aujourd’hui 8,2 milliards d’euros, selon les calculs de Jefferies, en prenant comme référence un multiple de 7,5 fois l’Ebitda, intégrant une prime de contrôle d’environ 1 point. L’opérateur est en pleine croissance. Entre 2006 et 2011, son chiffre d’affaires a augmenté de 34% en moyenne par an et son Ebitda de 40% par an.
Mais pour continuer à croître, GVT, originaire de Sao Paulo, a besoin de s’implanter dans d’autres Etats du pays, au prix d’importants investissements. Or, au mieux, GVT ne devrait pas s’autofinancer avant 2014, ce qui nécessiterait un soutien de sa maison mère.
Surveillé depuis le début de l’été par les trois agences de notation, Vivendi ne peut plus assurer ce soutien, sinon en sacrifiant le développement d’autres activités, prioritairement Canal+ et SFR. Selon Credit Suisse, en cédant GVT, Vivendi pourrait récupérer 6,3 milliards d’euros nets. Deux milliards pourraient aller au désendettement, le solde servant à financer un rachat d’actions afin d’assurer la remontée du cours de Bourse.
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