La baisse des cours de l’aluminium renvoie Rusal dans le rouge
Malgré une hausse prévue de 6% de la demande mondiale, le groupe russe réduira davantage que prévu sa production sur l’ensemble de l’année
Publié le
Yves-Marc Le Réour
Après avoir dégagé un bénéfice de 19 millions de dollars à fin mars, Rusal a replongé dans le rouge au deuxième trimestre en enregistrant une perte nette de 458 millions. Sur l’ensemble du premier semestre, la perte nette de 439 millions du leader mondial de l’aluminium inclut un impact de change négatif exceptionnel de 234 millions lié à la cession de ses parts dans Norilsk Nickel en avril dernier. Cette perte s’accompagne d’un chiffre d’affaires en repli de 8,8% à 5,2 milliards et d’une marge brute ajustée de 8,1%, contre 9,9% un an plus tôt. La cause principale de ces contreperformances est la chute moyenne de 7,8% des cours de l’aluminium durant la période, à 1.919 dollars la tonne sur le marché du LME.
«Notre secteur se situe toujours dans une crise dont il est responsable, avec une offre surabondante qui mène à des stocks excessifs», commente le directeur général de Rusal, Oleg Deripaska, en incitant l’ensemble des acteurs à agir pour «optimiser les capacités». Ceci en dépit d’une demande mondiale d’aluminium que le groupe russe voit progresser de 6% en 2013, à 50 millions de tonnes, le marché bénéficiant d’une saisonnalité favorable durant la deuxième moitié de l’année.
Rusal a déjà été amené à réduire sa production de 100.000 tonnes entre janvier et juin par rapport à la même époque de l’an dernier. Alors qu’il envisageait au printemps de diminuer sa production de 300.000 tonnes sur l’ensemble de 2013, Rusal compte désormais la réduire de 357.000 tonnes, ce qui traduirait un repli de 9% d’une année sur l’autre. Il va notamment «suspendre la production sur un certain nombre de ses fourneaux les moins rentables» dans la partie occidentale de la Russie et réduire ses cadences en Sibérie. L’usine de Volkhov, près de Saint-Pétersbourg, sera de son côté fermée. Il repoussera par ailleurs «vraisemblablement jusqu’à l’an prochain» la mise en production de sa nouvelle fonderie de Boguchansk en Sibérie.
Ces mesures font que le groupe «va devoir se prononcer sur les emplois d’environ 3.000 personnes», qui seront pour la plupart d’entre elles «mutées sur d’autres sites». Oleg Deripaska avait indiqué au début du mois que les arrêts dits temporaires de production dureraient au moins 4 ans, pour permettre aux cours de l’aluminium de remonter aux environs de 2.400 dollars la tonne.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »