Kingfisher subit le ralentissement de la croissance en France
Le directeur général de Kingfisher, Ian Cheshire, a tenu hier à clamer son «enthousiasme» face aux perspectives à long terme du distributeur. Pour l’heure toutefois le dirigeant du groupe britannique, dont le principal marché est la France avec les enseignes Castorama et Brico Dépôt, ne peut que regretter «les perspectives à court terme délicates» sur les deux rives de la Manche.
Sur le trimestre écoulé (treize semaines au 29 octobre dernier) déjà, les résultats de Kingfisher ont pâti de «ces temps difficiles pour les consommateurs européens». Les ventes à données comparables au Royaume-Uni et en Irlande (38% du total) ont de nouveau accusé un recul, certes à un rythme de 0,7%, moindre que celui de 1,5% observé au premier semestre. Sur fond de clémence du climat favorisant les ventes de produits d’extérieur, en hausse de 12% pour l’enseigne B&Q. La croissance du chiffre d’affaires dans l’Hexagone (42% du total) a elle subi une évolution défavorable, tout en restant positive à hauteur de 1,9% (2,7 points de moins qu’au premier semestre). Les ventes dans le reste du monde, en premier lieu en Pologne, ont progressé de 3,8%, en dépit du repli de 4,1% à données comparables concédé en Chine dans le contexte d’un «marché délicat de la construction» et avec la fermeture d’un magasin.
Le chiffre d’affaires total est ainsi en hausse organique de 1,3% à 2,81 milliards de livres (3,27 milliards d’euros) et le résultat net sous-jacent (retail profit) bondit de 13,9% à 273 millions contre un gain de 18% au premier semestre. Ian Cheshire veut croire que grâce aux mesures d’optimisation mises en œuvre et maintenues, le distributeur britannique se trouve «en bonne posture» pour poursuivre ses gains de parts de marché et confirmer la croissance de ses résultats.
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