Kesa poursuit résolument le déploiement international de l’enseigne Darty
Kesa Electricals a soufflé le chaud et le froid hier à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels au 31 octobre. Le distributeur britannique spécialiste des produits électroniques grand public n’a en effet pas manqué de dénoncer la persistance d’un environnement de marché «toujours plus incertain», selon les termes du directeur général Thierry Falque-Pierrotin.
Pour autant, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 4,1% sur les six premiers mois de l’exercice fiscal, à 2,78 milliards d’euros. Une performance certes ramenée à 0,1% en données comparables. Le bénéfice imposable ajusté a augmenté de 52,4% à 25 millions d’euros, de quoi, selon la direction, proposer une hausse de 15% du dividende semestriel, à 2,25 cents par action.
Darty France a soutenu la progression des résultats, avec des ventes en hausse de 2,2% en données comparables à 1,36 milliard d’euros (soit 49% du chiffre d’affaires du groupe) pour des parts de marché stables. Les ventes en ligne ont bondi de 37,8% (23% à l’échelle du groupe). Avec 300.000 abonnés en fin de période, Kesa a confirmé son ambition d’afficher un résultat à l’équilibre pour la Darty Box pour l’ensemble de l’exercice.
Kesa entend bien, dès lors, poursuivre le développement international de l’enseigne Darty. En Espagne notamment, où 41 magasins devraient l’avoir adopté à fin avril, dont 5 au second semestre de l’exercice. Six mois au cours desquels le groupe vise l’ouverture de 8 magasins en Italie (soit 14 sur l’exercice fiscal) et de 4 en Turquie (5 sur douze mois). En parallèle néanmoins, l’autre enseigne du groupe, Comet au Royaume-Uni, a davantage souffert au premier semestre, avec un chiffre d’affaires en repli de 3,7% en comparables, à 864,1 millions d’euros.
La nouveauté pourrait venir justement d’outre-Manche. Knight Vinke Asset Management, qui a annoncé fin novembre avoir renforcé son influence chez Kesa à 8,8% des droits de vote, prône en effet selon UBS une cession de Comet. Encore faudra-t-il selon la banque suisse trouver preneur. Le gestionnaire Knight Vinke, désormais deuxième actionnaire derrière Capital Research, n’a rien fait savoir de ses intentions. Thierry Falque-Pierrotin de son côté a indiqué hier avoir rencontré cet actionnaire dans le cadre d’une «relation professionnelle très ouverte», se refusant à révéler la teneur des discussions.
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