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Kering poursuit sa politique d’entrée au capital de jeunes marques prometteuses
Kering poursuit sa politique d’entrée au capital de jeunes marques prometteuses
L’ancien PPR vient de prendre une participation minoritaire au capital de la marque de mode new-yorkaise Altuzarra, fondée en 2008
Publié le
Bruno de Roulhac
En entrant au capital de la toute jeune marque de mode new-yorkaise Altuzarra, Kering (ex-PPR) se prépare-t-il à se doter d’une nouvelle marque phare? Le groupe de luxe et de sport & lifestyle n’en est pas encore là. Kering a juste pris une participation minoritaire dans la marque Altuzarra, sans dévoiler ni le pourcentage de capital acquis, ni le montant déboursé.
Mais, «cet investissement marque le début d’une relation par laquelle le groupe accompagnera la croissance de la marque fondée en 2008 par le créateur franco-américain Joseph Altuzarra», précise Kering. Toutes les portes sont ainsi ouvertes pour une possible montée au capital à l’avenir, même s’il s’agit actuellement seulement d’aider ce jeune créateur de 30 ans, déjà comparé à Azzedine Alaïa et à Tom Ford. La marque dégage moins de 10 millions de dollars de chiffre d’affaires selon le magazine spécialisé WWD, cité par Aurel BGC.
Cette opération répond à la stratégie mise en place par François-Henri Pinault de privilégier la croissance organique et de limiter les acquisitions à des entités de petite ou moyenne taille, aux perspectives prometteuses et complétant le portefeuille de marques du groupe. «L’approche de Kering dans la construction de son portefeuille de marques de luxe nous semble très cohérente et génératrice de valeur pour l’actionnaire», note Aurel BGC.
En janvier dernier, PPR avait acquis 51% de la marque de luxe britannique Christopher Kane, avec l’intention d’en faire une aussi belle réussite qu’Alexander McQueen et Stella McCartney. Si le groupe ne dévoile pas les performances de chacune de ces deux marques, leur chiffre d’affaires «a été multiplié par plus de 10 fois en dix ans», note Aurel BGC. L’exemple de Bottega Veneta est encore plus frappant, avec 945 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012 ( contre 48 millions en 2002) et 300 millions de résultat opérationnel courant (perte de 16 millions en 2002).
Si le titre Kering a rebondi de 35% sur un an (contre 15% pour le CAC 40), «l’incertitude autour du potentiel de redressement [de Puma] freine la poursuite de la convergence des multiples boursiers de Kering vers ceux des ‘pure players’ du luxe, conclut Aurel BGC. A ce stade, nous pensons que le marché n’est pas prêt à accorder une prime implicite au pôle luxe de Kering malgré l’indéniable qualité de son portefeuille de marques (avec un potentiel de croissance supérieur au marché, selon nous)».
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