Kering améliore ses marges dans le luxe, contrairement à LVMH

Les résultats semestriels de l’ex-PPR ont légèrement dépassé le consensus des analystes. Ceux du numéro un mondial du secteur le ratent de peu
La rédaction

Kering dépasse légèrement le consensus, LVMH le rate de peu. Les deux géants français du luxe ont publié hier des résultats semestriels qui donnent un petit avantage à l’ex-PPR. Ce dernier a dégagé un résultat opérationnel courant en hausse de 2,3% à 843 millions d’euros, un chiffre supérieur au consensus Thomson Reuters, avec une marge en hausse à 25,6% pour le pôle luxe (contre 24,9%) et à 31,7% pour Gucci (contre 30,1%) qui profite de la montée en gamme - et en prix - de ses sacs en cuir.

A l’inverse, le résultat opérationnel courant de LVMH, en progression de 2% à 2,71 milliards d’euros, se situe un peu en dessous du consensus Thomson Reuters (2,75 milliards). La marge recule à 19,80%, contre 20,5% au premier semestre 2012.

Si l’on excepte le cas Puma, qui a publié plus tôt dans la semaine des résultats encore décevants, Kering a profité d’une dynamique qualifiée de «plutôt bonne» aux Etats-Unis et au Japon et d’une reprise de la demande en Europe grâce à de meilleurs flux touristiques. La situation est restée «plus contrastée en Asie, particulièrement en Chine», a déclaré le directeur financier Jean-Marc Duplaix lors d’une conférence téléphonique relayée par Reuters.

La division luxe du groupe, qui pèse aujourd’hui pour plus de 90% de ses profits, a vu sa croissance organique atteindre 9,4% au deuxième trimestre après être tombée à 6,4% au premier, grâce surtout à la performance de Bottega Veneta. Cette dernière a en effet accéléré la cadence à 17,2% (après +8,8%), tandis que Gucci, marque phare de Kering et deuxième griffe mondiale de luxe derrière Louis Vuitton reste stable à 4%, et que Saint Laurent ralentit à 14,4% après 18,7%.

Chez LVMH, les ventes du numéro un mondial du luxe ont totalisé 13,3 milliards d’euros, signant une hausse de 8% à changes constants, proche des 7% du premier trimestre. Celles de la division mode-maroquinerie, où Louis Vuitton pèse pour plus de 70%, ont affiché une légère amélioration à +5% à changes constants, après une forte décélération à 3% au premier trimestre, conformément aux attentes des analystes. Les vins et spiritueux ont connu pour leur part une bonne dynamique.

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