Japan Airlines signe un retour gagnant à la Bourse de Tokyo
Il s’agit de la deuxième plus importante introduction en Bourse dans le monde cette année, derrière celle de Facebook en mai. Cette fois pourtant, la mise en Bourse de Japan Airlines (JAL) n’a soulevé nulle polémique quant à la valorisation de l’émetteur. Les 175 millions de titres offerts au public ont trouvé preneur au point haut de la fourchette indicative de 3.500 à 3.790 yens, pour un montant total de 663,25 milliards de yens, l’équivalent de 6,6 milliards d’euros.
Les 23 précédentes IPO au Japon cette année avaient permis de lever un montant cumulé de 130 milliards. Une source citée par Bloomberg évoque une demande deux fois supérieure à l’offre pour la part de 25% réservée aux investisseurs internationaux. Les négociations débuteront le 19 septembre.
JAL ne touchera pourtant pas un yen de l’opération, constituée de la cession de la participation de 96,5% détenue par l’Etic (Enterprise Turnaround Initiative Corporation), organisme semi-public de redressement des entreprises ayant soutenu l’engagement public auprès du groupe en déroute. Un investissement finalement très rentable pour la puissance publique, l’Etic récupérant aujourd’hui près du double des 350 milliards de yens versés il y a deux ans.
Certes l’historique et le profil de la compagnie aérienne japonaise, qui réalise ainsi un retour gagnant en Bourse après trois ans d’absence suite à son dépôt de bilan, sont bien différents de ceux du site de réseau social américain, dont le titre a perdu en quelques mois la moitié de sa valeur.
Après avoir notamment supprimé un tiers de ses effectifs et fait une croix sur certaines liaisons déficitaires, Japan Airlines affiche une solide santé financière. Sa valorisation boursière semble attractive au regard des concurrents, avec un ratio de capitalisation des résultats (PER) de 5,3 pour l’exercice à fin mars prochain, contre près de 16 pour le secteur selon Thomson Reuters et 13 pour le rival local, All Nippon Airways (ANA).
Soutenu par un marché domestique faisant preuve d’une relative résistance dans un environnement mondial dégradé, JAL vise un résultat net annuel de 130 milliards à fin mars prochain, contre 40 milliards pour ANA. Les deux groupes détiennent qui plus est des parts au capital des trois acteurs locaux du low cost (Jetstar Japan pour JAL), un segment qui met à mal les principaux concurrents internationaux.
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