Jack Dorsey, le directeur général de Twitter, quitte ses fonctions
Une nouvelle ère pour Twitter. Le directeur général et cofondateur de la plateforme de microblogging, Jack Dorsey, quitte ce lundi ses fonctions, a annoncé la société américaine, confirmant des informations publiées quelques heures avant par CNBC. « Après avoir eu un rôle opérationnel dans la société… de cofondateur à CEO, puis CEO par interim, et de nouveau CEO… J’ai décidé qu’il était temps pour moi de partir », confirme Jack Dorsey dans un long tweet.
Il est remplacé dès ce lundi à ce poste par Parag Agrawal, qui était jusqu’alors directeur technique (CTO) de Twitter. Avec la bénédiction de Jack Dorsey : « Le conseil d’administration a mené un processus rigoureux en considérant toutes les options et a recruté à l’unanimité Parag. C’était mon choix, aussi, car il comprend en profondeur les besoins de la compagnie », écrit Jack Dorsey dans son tweet. Il y annonce également l’arrivée de Bret Taylor- l’actuel président de Salesforce - au sein du conseil d’administration.
Suite à la publication de CNBC, le cours de l’action Twitter avait bondi de 10% en préouverture, puis autour de 3,5% en début de séance, avant que le cours ne soit suspendu, dans l’attente de la publication d’un communiqué. Le cours de la fintech Square, également dirigée par Jack Dorsey, augmentait quant à elle de 3%.
Pression du fonds activiste Elliott
Son départ n’est qu’une demi-surprise. En mars 2020, le fonds spéculatif Elliott Management avait demandé le départ de Jack Dorsey, s’inquiétant de son manque d’attention pour Twitter, en raison de sa double casquette, étant à la fois CEO et co-fondateur du réseau social Twitter et de Square. Par la même occasion, le fonds dirigé par Paul Singer avait pris une participation d’environ un milliard de dollars à son capital, et en détenait près de 4%, rapportait alors le Wall Street Journal.
Auparavant, après avoir fondé la plateforme à l’oiseau bleu, l’entrepreneur l’avait quittée en 2008 – après en avoir été le directeur général pendant un an, il en avait été évincé par le conseil d’administration, insatisfait de sa gestion. Il était revenu à sa tête en 2015.
Devenu milliardaire en 2013 avec l’introduction en Bourse de Twitter, Jack Dorsey est aujourd’hui à la tête d’une fortune estimé à 11,8 milliards de dollars par le site du magazine Forbes.
Plus d'articles du même thème
-
Le 18e sommet des Brics marque l'approfondissement des travaux communs
Si aucune grande annonce n'a rythmé le sommet de New Delhi, les membres des Brics mettent en scène une volonté de coopération plus étroite sur des sujets multiples, dessinant la construction à long terme d’un groupement de pays liés entre eux par un mode de fonctionnement alternatif. -
La crise de croissance de l'IA fait douter les marchés
Les appels, étonnants, à un ralentissement du développement des modèles d’IA avancée par Anthropic, SpaceX et OpenAI, qui a par ailleurs reporté son introduction en Bourse, provoquent de nouvelles turbulences sur les marchés. Ces derniers continuent de s’interroger sur la monétisation et la rentabilité de ces technologies. -
Les entreprises accélèrent leurs émissions obligataires face aux craintes sur les taux
Le marché primaire obligataire euro a été très actif depuis mi-août dans un contexte de tensions sur les taux longs. Les émetteurs américains restent les plus prolifiques. Les français sont également très présents, la campagne présidentielle et le budget alimentant les craintes.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Avec le Livret A, Trade Republic et Axa Banque se partagent les données et les responsabilités
- Apple dévoile l'iPhone Duo, son premier smartphone pliable
- La BCE attise la flambée des taux
Contenu de nos partenaires
-
Pot de fleurPourquoi l'armée égyptienne ne réagit pas à la menace houthie sur le canal de Suez
Les Houthis, après leurs récentes avancées, ont plus que jamais la possibilité de perturber le trafic du canal de Suez, qui est une source majeure de revenus pour l'Egypte -
Vertige« On va dans le mur » : la France dans la tenaille des taux d’intérêt
L’ensemble des taux d’intérêt mondiaux grimpe depuis des mois. Mais ceux de la France plus vite encore, résultat de la méfiance qu’elle inspire aujourd’hui sur les marchés -
EditoDette française : la spirale fatale des marchés
La vitesse à laquelle dérapent les taux infligés à la France est le signe que nos prêteurs sont en train de perdre patience envers un pays qui ne respecte jamais ses engagements et qui entre dans l’inconnu d’une campagne présidentielle aux forts relents d’irrationnel