Intel pénalisé par des problèmes d’approvisionnement en disques durs
Les investisseurs ont fraîchement accueilli hier l’avertissement sur le chiffre d’affaires trimestriel d’Intel. Une douche froide après les bons résultats du troisième trimestre, marqués par des ventes supérieures aux prévisions. L’action du groupe californien a clôturé en repli de 4,04% à 24 dollars. C’est une pénurie en disques durs, principalement liée aux inondations en Thaïlande, qui a motivé cette révision, les ventes étant désormais attendues au quatrième trimestre entre 13,4 et 14 milliards de dollars, contre une précédente estimation comprise entre 14,2 milliards et 15,2 milliards de dollars. Le consensus Bloomberg le donnait jusqu'à présent à 14,7 milliards de dollars.
Les usines thaïlandaises produisent environ un quart des composants informatiques au niveau mondial. Intel, de son côté, équipe avec ses puces environ 80% des ordinateurs individuels vendus dans le monde. Le groupe a été touché par ricochet, ses clients ayant diminué leurs commandes de microprocesseurs au cours des deux dernières semaines après avoir été informés de difficultés d’approvisionnement en disques durs par leurs fournisseurs, a expliqué hier le directeur financier du groupe, Stacy Smith, lors d’une conférence téléphonique. Hewlett-Packard, Dell et Quanta Computer sont les premiers clients d’Intel, selon des données collectées par Bloomberg. Et la tendance devrait perdurer. «La plupart de nos clients craignent que la pénurie ne se poursuive, en particulier au début du premier trimestre de l’an prochain», a ajouté Tom Kilroy, vice-président.
Les ventes de serveurs et la demande dans les pays émergents constituent toutefois des «poches de solidité», a nuancé Stacy Smith. Intel s’attend à ce que l’offre rencontre la demande «quelque part» au cours du premier semestre de 2012. «La bonne nouvelle est que la marge brute sera inférieure de seulement 50 points de base aux prévisions antérieures», s’est félicité Daniel Berenbaum, analyste chez MKM Partners. Intel table en effet sur une marge brute de 64,5% au quatrième trimestre - plus ou moins quelques points de pourcentage - contre un objectif antérieur de 65%. Et le courtier Stifel Nicolaus table sur un effet d’accélération au moment où les stocks se reconstitueront.
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