Inside Secure a réalisé les deux tiers de son repositionnement stratégique
Spécialisé dans la sécurité embarquée, le groupe français Inside Secure a tiré l’an dernier les premiers fruits de son recentrage stratégique engagé en 2013. Malgré un chiffre d’affaires en chute de 19% à 125,4 millions de dollars (115,4 millions d’euros), son résultat opérationnel ajusté est redevenu positif (8,1 millions de dollars contre -3 millions en 2013). Sa perte nette a été réduite à 5 millions après avoir perdu 27,6 millions en 2013.
«La transformation de notre modèle économique a été réalisée aux deux tiers», a souligné le président du directoire Rémy de Tonnac vendredi devant la presse. Face à la virulence grandissante des cyberattaques, le groupe de 350 personnes se concentre sur le développement de modules de sécurité intégrés directement dans les processeurs ou les applications à protéger, en visant non seulement le marché des cartes à puces mais aussi celui des terminaux mobiles et des objets connectés.
«Un délai d’environ 24 mois s’impose entre la signature d’un accord de licence de propriété intellectuelle avec un fabricant de puces et la réception des premières redevances», ajoute le dirigeant. S’il s’est désengagé de la vente de composants NFC (technologie de communication sans fil), Inside Secure reste détenteur d’environ 300 brevets dans ce domaine, sur un portefeuille global approchant mille brevets. La gestion de son programme de licences NFC a été confiée à France Brevets, deux accords ayant déjà été signés avec Intel et LG.
Pour l’exercice en cours, le groupe estime que l’appréciation du billet vert face à l’euro aura «un impact favorable au moins égal à 2,8 millions de dollars» sur ses charges opérationnelles ajustées. Bien qu’il ne fournisse aucun objectif précis sur ses perspectives de chiffre d’affaires ou de résultats, il indique que sa nouvelle offre de produits devrait conduire à un décollage de son activité au cours du deuxième semestre, «avec une visibilité limitée sur la séquence trimestre par trimestre».
Ses actionnaires de référence sont le français Sofinnova et le fonds belge Gimv qui détiennent respectivement 13,7% et 12,4% du capital non dilué, devant Bpifrance (7,1%) et l’équipe dirigeante (2%). Introduite au prix unitaire de 8,3 euros en février 2012 sur le compartiment B d’Euronext Paris, l’action a terminé la séance de vendredi en repli de 2,9% à 1,99 euro, ce qui représente une capitalisation boursière de 68 millions d’euros.
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