Inditex profite toujours autant de son développement international
Inditex cherche fortune aux quatre coins du monde. Et cette stratégie réussit plutôt bien au numéro un mondial de la distribution textile, dans un environnement chahuté où il se distingue face à ses concurrents. En témoignent les résultats semestriels à fin juillet publiés hier, qui passent par un chiffre d’affaires en hausse de 12% à 6,21 milliards d’euros (+6% à données comparables) et un résultat net en progression de 14% à 717 millions supérieur aux attentes. La marge brute a cédé 1 point par rapport au premier semestre 2010, à 58,4%.
Le propriétaire des enseignes Zara, Massimo Dutti ou Bershka doit l'évolution positive de son activité à la poursuite de son expansion internationale face à la morosité des marchés matures. Au premier semestre, le groupe a ouvert 177 points de vente dans 35 pays, portant le total à 5.221 dans 78 pays. L’offensive mondiale du groupe espagnol sur des marchés en croissance a pour effet d’abaisser la part du chiffre d’affaires réalisée en Espagne, à 26% contre 28% l’an dernier et 38% il y a quatre ans. Les deux points perdus cette année sur le marché historique du groupe ont été acquis par les ventes hors d’Europe et d’Amérique, qui ont représenté 17% du total.
Seule ombre en vitrine concédée par Inditex, qui a suscité la prudence de certains analystes : le ralentissement de la croissance des ventes à l’entame du troisième trimestre de l’exercice. Le groupe a fait part d’une hausse des ventes en devises locales de 9% entre le 1er août et le 17 septembre. Une évolution qui reste satisfaisante face à la stagnation des ventes en août publiée par le suédois Hennes & Mauritz (H&M). Esprit de son côté a annoncé cette semaine une chute de 98% de son résultat annuel et un retrait de marchés matures comme l’Espagne et l’Amérique du Nord.
Inditex a pour autant tenu à souligner qu’il croit toujours en «des perspectives de croissance à travers le monde», et entend mettre le pied au cours des prochains mois sur de nouveaux marchés comme l’Afrique du Sud, Taïwan ou le Pérou. Et la distribution en ligne poursuit également sa croissance, avec l’ouverture d’une boutique aux Etats-Unis ce mois-ci et au Japon le mois prochain.
Le groupe a par ailleurs fait part d’une trésorerie nette en hausse de 370 millions d’euros sur six mois à 2,89 milliards, renforçant les espoirs de distribution d’un dividende exceptionnel.
Plus d'articles du même thème
-
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches. -
Ryanair réfléchit à de nouvelles pistes de réduction de coûts
Malgré une croissance de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel, la hausse des prix du kérosène a entraîné un repli de 6% de son bénéfice après impôts.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit