Inditex poursuit sa course au développement mondial

Le distributeur textile espagnol a publié un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 9,5 %, un rythme ralenti par la crise européenne
Benoît Menou

Affecté par la morosité du consommateur en Europe (plus de trois quarts des ventes sur l’exercice écoulé), le numéro un mondial de la distribution textile poursuit sans relâche sa quête planétaire de relais de croissance. Avec succès, au regard des résultats sur neuf mois conformes aux attentes publiés hier. Certes, le rythme de croissance du chiffre d’affaires a ralenti au 31 octobre, mais il reste dynamique à 9,5% et 9,71 milliards d’euros contre 12% au titre du premier semestre.

Propriétaire de l’enseigne Zara, le groupe a procédé à l’ouverture de 358 nouveaux magasins sur la période, dans 45 pays. Dont 79 en Chine, sur l’ensemble des marques du groupe, un rythme d’ouverture «particulièrement intense» aux yeux d’Inditex, qui n’a pas manqué de souligner son dynamisme en Asie, passant par le Japon ou la Corée du Sud. Sur sa lancée, le distributeur a confirmé son objectif d’ouverture de 500 points de vente sur l’exercice, grâce à son arrivée le mois dernier à Taiwan, en Afrique du Sud, et en Azerbaïdjan, avant celle en Géorgie ou au Pérou dans les prochains mois.

Mais le groupe espagnol mise également sur la vente en ligne, pour laquelle il continue à tisser sa toile avec une arrivée aux Etats-Unis en septembre et au Japon en octobre. Dans le cadre de la stratégie multimarque déployée par le groupe, l’ensemble des enseignes participent désormais à cet effort, notamment Bershka, Massimo Dutti ou Uterqüe.

Inditex a tenu à indiquer que les ventes sur le trimestre en cours (du 1er novembre au 11 décembre) sont en hausse de 11% en monnaies locales.

Cette agressivité commerciale, associée à la création de près de 10.000 emplois sur les douze derniers mois, à plus de 106.000 salariés, n’a pas affecté outre-mesure la rentabilité. La marge brute s’élève sur neuf mois à 59,6% des ventes, 0,3 point de moins que l’an passé, pour un résultat net en hausse de 10,4% à 1,30 milliard d’euros. Analyste à la Société Générale, Anne Critchlow estime que les résultats dénotent «une grande capacité de maîtrise des marges» de la part d’Inditex ainsi que sa «nature défensive dans un environnement très difficile». L’analyste craint toutefois que le niveau actuel des stocks, dans le sillage d’un climat automnal relativement clément, n’aboutisse à des volumes de soldes plus conséquents aux conséquences néfastes sur les marges.

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