Imerys renonce à une nouvelle surenchère pour prendre le contrôle de l’américain Amcol
Fin de partie pour Imerys concernant le rachat d’Amcol, qui aurait dû constituer sa plus importante opération de croissance externe depuis 15 ans. Le producteur français de minéraux industriels a en effet annoncé vendredi soir qu’il ne relèverait pas son offre de rachat sur le groupe américain, spécialiste de la bentonite, pour contrer celle de son rival Mineral Technologies, ancienne filiale du laboratoire pharmaceutique Pfizer.
«Imerys a décidé de ne pas relever son offre, payable en numéraire, de 45,25 dollars américains par action d’Amcol (...), selon les termes de l’accord de fusion» signé le 11 février, a indiqué le groupe français dans un communiqué publié après la clôture de Wall Street. «Imerys confirme l’intérêt stratégique du rapprochement avec AMCOL mais estime qu’il ne serait pas en mesure de respecter ses objectifs de création de valeur à long terme s’il payait un prix supérieur», poursuit-il.
Amcol avait demandé à son prétendant français de préciser sa position après avoir reçu jeudi de Minerals Technologies, cinq fois plus petit qu’Imerys en termes de chiffre d’affaires, une proposition de rachat améliorée à 45,75 dollars par titre. Amcol avait donné à Imerys «quatre jours ouvrés» pour formuler une contre-offre. «Si l’offre révisée (de Minerals) continue de constituer une offre supérieure à l’expiration du délai d’attente, la société compte résilier l’accord avec Imerys et conclure un accord définitif contraignant avec MTI», avait précisé Amcol.
Si ce dernier veut mettre fin à l’accord de fusion signé par les deux sociétés, Imerys rappelle néanmoins que le groupe américain devra lui verser une indemnité de rupture contractuelle. «Dans le cas contraire, Imerys reste disposé à mettre en œuvre son offre dans les conditions actuelles de l’accord de fusion», souligne le groupe français. Sur la base du dernier prix offert par Imerys, l’accord de fusion valorise Amcol à environ 1,7 milliard de dollars (1,22 milliard d’euros), dette comprise. Comme il semble improbable qu’Amcol fasse marche arrière, Imerys sera donc contraint de tirer un trait sur un projet stratégique qui lui aurait permis d’augmenter sa taille de 20 % en termes de chiffre d’affaires.
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