Imerys a tenu la croissance des volumes au premier semestre

Le groupe affiche une hausse de 6,1% de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre, malgré un effet de base lié au restockage un an plus tôt
Antoine Duroyon

Le spécialiste des minéraux industriels et matériaux de construction affiche sa confiance pour 2011. Le groupe français signe un premier semestre marqué par une croissance des volumes à deux chiffres. Les ventes ont totalisé 1,8 milliard d’euros sur les six premiers mois de l’année (+11,4%), avec une modération au deuxième trimestre en raison d’une base de comparaison défavorable. La composante prix/mix s’est en revanche renforcée au deuxième trimestre (+5,7%).

L’activité matériaux et monolithiques (29% du chiffre d’affaires) bénéficie d’un horizon dégagé dans la construction de logements neufs individuels en France, avec une hausse de 11,5% des mises en chantier au premier semestre. En revanche, le niveau d’activité demeure bas aux Etats-Unis faute d’une reprise marquée. L’activité majoritaire du groupe les minéraux pour céramiques, réfractaires, abrasifs et fonderie (32% du chiffre d’affaires) a profité du dynamisme de l’Asie.

Avec la contribution des volumes et l’effet prix/mix couvrant la hausse des coûts variables, le résultat opérationnel courant ressort pour l’ensemble du premier semestre à 252,9 millions d’euros (+20,8%), donnant une marge opérationnelle de 14% (+1,1 point sur un an). L’impact de change a été négatif de 13,2 millions d’euros, essentiellement en raison de l’affaiblissement du billet vert. Le résultat courant net s'établit à 157 millions d’euros (+27,2%).

Dans un entretien à L’Agefi, le directeur financier du groupe, Michel Delville, a souligné une reprise des investissements industriels (84,9 millions d’euros) et une génération satisfaisante de cash-flow libre opérationnel courant (112,6 millions d’euros). Imerys doit finaliser lundi auprès de Rio Tinto le rachat de Groupe Luzenac, leader mondial de la transformation du talc, pour une valeur estimée de 340 millions de dollars. Le groupe s’attend a dégager un retour sur investissement supérieur au coût du capital dès 2013.

Pour le reste de l’exercice, «même si la tendance en termes de coûts va rester un peu inflationniste, nous allons continuer à la répercuter dans les prix», a indiqué Michel Delville. Confiant dans sa capacité à créer de la valeur, le groupe mise sur une croissance du résultat courant net supérieure à 20% sur l’ensemble de l’exercice.

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