Holcim table sur une baisse de son excédent brut d’exploitation en 2010
Le secteur des matériaux de construction reste à la peine. Après les résultats médiocres de Lafarge la semaine dernière, Holcim affiche au titre du troisième trimestre un chiffre d’affaires en repli de 0,5% à 5,67 milliards de francs suisses alors que le consensus prévoyait une légère croissance; ce recul atteint 4,8% à périmètre et change constants. A 544 millions de francs suisses, le bénéfice net est supérieur aux attentes malgré une baisse de 19,2% en partie due à une charge fiscale exceptionnelle liée à la restructuration en cours de ses activités nord-américaines.
C’est la performance opérationnelle du groupe qui a le plus déçu, avec un excédent brut d’exploitation (EBE) en recul de 16,1 % à 1,23 milliards contre 1,4 milliard attendu, soit une marge brute en recul de 4 points à 21,8 %; le bénéfice d’exploitation chute de 26,1 % à 762 millions contre 920 millions pour le consensus, ce qui correspond à une marge de 13,4 % en chute de 4,7 points. Toutes les zones géographiques ont enregistré une diminution de l’EBE et du bénéfice d’exploitation en rythme annuel au dernier trimestre.
Le deuxième cimentier mondial constate « une stabilité globale des volumes, une intensification de la pression sur les prix et une augmentation des coûts de l’énergie ». Dans la zone Asie-Pacifique, les prix ont particulièrement souffert en Inde tandis que la mousson a pesé sur les volumes de vente. Le groupe s’attend néanmoins à «un retour rapide de la croissance» dans ce pays et mise sur le dynamisme persistant de l’Amérique du Sud, tandis que la demande ne devrait que peu évoluer en Amérique du nord.
En Europe, malgré quelques signes d’amélioration en Allemagne, en France ou au Royaume-Uni, la situation reste morose, compte tenu de «la réticence des gouvernements à investir, combinée à une baisse d’activité sur les marchés industriels et commerciaux de la construction». Au total, Holcim avertit donc qu’il lui sera «difficile d’atteindre un EBE comparable à celui de l’exercice précédent», soit 4,6 milliards de francs.
Le consensus devra donc être révisé à la baisse, ce qui devrait pénaliser un titre qui s’échange déjà «sur la base d’un ratio de valeur d’entreprise sur EBE de 7,6 fois, soit une prime de 20% par rapport au secteur », relève-t-on chez Aurel BGC. L’action a terminé la séance de mercredi en léger repli de 0,30% à 66,55 francs.
Plus d'articles du même thème
-
Milleis nomme un directeur général délégué
La banque privée rachetée par LCL en avril dernier accueille Olivier Chatain, l'ancien responsable du pôle stratégie, juridique et transformation du Groupe Indosuez. -
Goldman Sachs AM nomme James Peagam co-responsable Asie-Pacifique
Goldman Sachs mise sur James Peagam pour renforcer sa présence en Asie-Pacifique -
PARTENARIATSanté mentale des consommateurs : passer de la prise de conscience aux solutions
Après avoir interrogé l’impact des produits et services sur la santé mentale des consommateurs, le groupe de travail “Santé mentale : l’affaire des entreprises comme des investisseurs”, co-fondé par Sycomore AM dans le cadre de la saison 2 du Think Tank “2030, Investir Demain”, s’est réuni le 27 mai pour un quatrième et dernier atelier consacré aux solutions, avec un focus particulier sur la tech. L’objectif : identifier les leviers permettant aux entreprises et aux investisseurs de mieux anticiper et prévenir les effets négatifs potentiels des produits et services.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Audace« Un grand bond en avant » : le plan de la Corée du Sud dans la course de l'IA
Refusant d'être les spectateurs de la prochaine révolution industrielle, l'Etat et les grandes entreprises du pays se sont entendus pour créer un pôle entièrement dédié à l'intelligence artificielle -
Tribune libre« La loi anti-fast fashion marque l’entrée de nos économies dans l’ère des limites »
La loi anti-fast fashion reste perfectible, notamment sur son périmètre et sa mise en œuvre. Mais sa portée dépasse son contenu juridique, juge Elisabeth Denner, associée chez BearingPoint -
IdentitésCeux qui veulent que la France ne meure pas
De Gaulle avait compris qu'un chef d'Etat ne dirige pas une tribu contre une autre. Il rassemble, ou il n'est rien