Hewlett-Packard boucle son exercice fiscal sur des résultats mitigés
Les résultats en demi-teinte publiés hier soir par Hewlett-Packard (HP) soulignent les défis qui attendent le groupe américain au cours des prochains mois. Sur la période allant d’août à octobre, quatrième trimestre de son exercice 2014, le bénéfice net du géant informatique a diminué de 5,5% à 1,33 milliard de dollars (1,07 milliard d’euros) en rythme annuel. Son bénéfice récurrent de 1,06 dollar par action est tout juste conforme aux prévisions des analystes.
Mais c’est avant tout le chiffre d’affaires qui a déçu les attentes. Affecté par la faiblesse des ventes aux clients professionnels, il a chuté de 2,5% à 28,4 milliards de dollars, contre 28,8 milliards attendus par le consensus. Alors qu’elle avait gagné 34% depuis le début de l’année, l’action a perdu jusqu’à 4% dans les échanges d’après-Bourse à la suite de cette publication.
Cette baisse de l’activité a concerné l’ensemble du segment professionnel, puisque le repli des revenus des services aux entreprises a atteint 7% sur le trimestre tandis que les ventes de produits (serveurs, systèmes de stockage…) ont diminué de 4%. Les logiciels et les services financiers affichent chacun une érosion de 1% de leurs ventes. Le chiffre d’affaires de la branche imprimantes, dont les marges sont élevées, a de son côté baissé de 5%. Le point positif reste la poursuite du rebond de la division PC, avec des ventes en hausse de 4% d’un an sur l’autre, après le bond de 12% enregistré au trimestre précédent.
HP reste prudent à court terme. Il prévoit pour le trimestre en cours un bénéfice récurrent par action compris entre 89 et 93 cents, le haut de fourchette correspondant aux prévisions des analystes. Pour l’ensemble de l’exercice clos le 31 octobre 2015, HP table sur un bénéfice de 3,83 à 4,03 dollars, à comparer aux 3,95 dollars du consensus.
Alors que le groupe a annoncé le mois dernier son intention de se scinder avant fin 2015 en deux entités, l’une étant dédiée aux entreprises et l’autre regroupant les PC et les imprimantes, la directrice générale Meg Whitman aura fort à faire pour redynamiser la branche entreprise dont elle prendra la tête. Compte tenu de la concurrence exercée par IBM ou Amazon, «la valeur ajoutée apportée devra être bien plus élevée que les économies obtenues via une externalisation des données sur le cloud d’Amazon», relève Jeffrey Fidacaro, analyste chez Moness Crespi Hardt.
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