Hermès se targue d’une accélération de la croissance soutenue par l’Asie
Ailes déployées, Hermès a délivré hier un nouveau message d’optimisme. Le groupe de luxe a en effet dévoilé une accélération de sa croissance sur le trimestre écoulé. De quoi lui permettre d’afficher une progression annuelle du chiffre d’affaires supérieure à sa prévision et de relever son objectif annuel de rentabilité opérationnelle (les résultats complets seront publiés le 21 mars prochain).
Hermès a il est vrai fait part d’une «nouvelle année de croissance exceptionnelle des ventes». Elles ont bondi en 2012 de 16,4% à changes constants, à 3,48 milliards d’euros (+22,6% à changes courants). Surtout, le groupe se vante d’une accélération au quatrième trimestre (+18,5% à changes constants) lui ayant permis de dépasser l’objectif affiché en novembre (à l’occasion de la publication sur neuf mois) d’une progression supérieure à 13%. Dans son élan hier, le groupe a relevé sa prévision de marge opérationnelle 2012. Alors qu’elle était attendue en novembre «entre celle de 2010 et le plus haut historique atteint en 2011», elle pourrait bien se révéler «légèrement supérieure» à ce niveau record. Hermès «achève l’année sur une note parfaite», selon Thomas Mesmin chez CA Cheuvreux, qui qualifie la rentabilité attendue de «remarquable».
Fort de ce dynamisme, le groupe procédera au paiement le 1er mars d’un acompte sur dividende de 1,50 euro par action. Hermès ne se risque pourtant pas au jeu des prévisions pour l’exercice en cours, pendant lequel il entend simplement «poursuivre sa stratégie à long terme».
Sur le trimestre comme sur l’année écoulée, l’Asie hors Japon a «stimulé l’activité», avec des hausses de respectivement 29,7 et 25,4%, à près d’un tiers du chiffre d’affaires du groupe, ce dernier relevant la tête au Japon (+15,1% et +6,8%) «après une année 2011 à peu près stable». Le continent américain a également bénéficié d’une accélération en fin d’année (+20,8% et +14,0%). Seul bémol, l’Europe.
La croissance des ventes sur le Vieux Continent atteint 11,6% tout de même sur le quatrième trimestre, et 14,5% pour 2012. En France, elle s’élève à 10,6% et 12,2% (à 555,5 millions d’euros). L’ensemble des pôles d’activité affiche qui plus est une tendance positive. Le principal métier, dédié à la maroquinerie et à la sellerie (près de la moitié des ventes du groupe), enregistre une progression annuelle de 11,8%, pour 14,8% au dernier trimestre.
Plus d'articles du même thème
-
La cour d'appel ouvre la voie à un nouvel épisode du feuilleton Vivendi-Bolloré
La cour d’appel de Paris, cour de renvoi, a apporté la même réponse que l’Autorité des marchés financiers en novembre 2024 au dossier Vivendi-Bolloré, se bornant à une stricte lecture des textes, sans se prononcer sur les possibles lectures du contrôle de fait ouvertes par la Cour de cassation. -
Les prochains jours seront cruciaux pour la restructuration de Casino
Alors que les positions entre les créanciers et le premier actionnaire, Daniel Kretinsky, sont aux antipodes, le conseil d’administration du distributeur doit présenter un plan en espérant que les banques reverront leurs exigences. -
La coentreprise d'Amundi SBI Funds Management s'introduira en Bourse le 21 juillet
Après une première tentative avortée en 2021, la coentreprise de gestion d'actifs d'Amundi et de State Bank of India va ouvrir 10% de son capital via son introduction en Bourse.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
- L’éthique algorithmique s’imposera bientôt au secteur financier
Contenu de nos partenaires
-
Vie de coupleLe Pen-Bardella : le pari d'un ticket inédit
Pour son lancement de campagne, Marine Le Pen vante le « ticket gagnant » qu’elle forme avec Jordan Bardella pour 2027. Une configuration inédite – et dangereuse ? – sous la Ve République -
EntêtementQuoi qu'il en coûte, l'Iran veut garder la maîtrise du détroit d'Ormuz
Le régime iranien a encore visé des navires empruntant le passage stratégique, quitte à déclencher la fureur de Donald Trump -
Prise de risqueGabriel Attal et Edouard Philippe peuvent-ils survivre à la campagne imposée par Marine Le Pen ?
Une candidature avec un bracelet à la cheville ? La leader du RN a pris son risque et savoure ce qu'elle appelle une « renaissance ». Elle promet de libérer le pays. Autant de mots qui ont fait l'identité politique des macronistes. Mais ont-ils la capacité de réagir ?