H&M accuse une nouvelle longueur de retard sur son concurrent Inditex

Le groupe suédois a dégagé un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et sa politique d’ouverture de magasins reste moins ambitieuse
Patrick Aussannaire

Le recrutement de la chanteuse Lana Del Rey et du footballeur David Beckham dans les campagnes publicitaires d’Hennes & Mauritz (H&M) n’auront pas suffi à doper les résultats de la marque.

Malgré une hausse de 10% en monnaies locales et TVA comprise de son chiffre d’affaires à 28,81 milliards de couronnes, le dauphin suédois d’Inditex a fait état hier d’un bénéfice net en hausse de 0,9% à 3,62 milliards de couronnes (426 millions d’euros) au troisième trimestre de son exercice allant de juin à fin août. Une performance nettement inférieure aux attentes des analystes interrogés par Bloomberg qui tablaient sur un résultat net de 4,05 milliards, alors que son concurrent ibérique qui distribue notamment la marque Zara a vu son bénéfice semestriel bondir de 32% à 944 millions d’euros.

Le groupe suédois précise que les effets de change ont retranché 200 millions de couronnes au résultat imposable, de 4,9 milliards. La marge brute est ressortie à 58,2% du chiffre d’affaires, contre une prévision de 59,1% attendue par le consensus. «La conjoncture pour le secteur du prêt-à-porter est restée difficile sur beaucoup de marchés au troisième trimestre, à la fois du point de vue du temps et de l’environnement macroéconomique, avec des mesures d’austérité et une consommation restreinte», reconnaît le PDG Karl-Johan Persson.

Dans ce contexte, le groupe compte accélérer l’expansion de sa marque dans le monde, avec un nouvel objectif de 300 ouvertures de magasins sur l’année fiscale 2012, contre 275 auparavant, et se targue déjà d’une hausse de ses ventes ajustées de 14% en monnaie locale sur la période allant du 1er au 25 septembre. 266 magasins avaient été ouverts l’an dernier. Un objectif encore en retrait par rapport à celui d’Inditex qui prévoit d’ouvrir entre 480 et 520 nouveaux points de vente cette année.

H&M, qui gère plus de 2.600 magasins dans 44 pays et accélère sa politique de développement en Chine, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, a en revanche retardé l’ouverture de sa boutique de vente en ligne aux Etats-Unis à l'été 2013, expliquant avoir besoin de «plus de temps» pour peaufiner son offre sur internet.

Une annonce qui a fortement déplu aux investisseurs, le titre perdant près de 4% en Bourse de Stockholm hier, faisant ainsi repasser la valeur de marché du groupe sous les 400 milliards de couronnes, à 391 milliards.

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