Guyenne et Gascogne profite des rumeurs de rachat par Carrefour
Un serpent de mer refait surface! Carrefour s’apprêterait à racheter Guyenne et Gascogne, son principal franchisé, selon Le Figaro. Un projet prêté au distributeur depuis de nombreuses années mais qui semble aujourd’hui plus probable, eu égard à l’âge des capitaines de Guyenne et Gascogne et à l’absence de relève en interne, au renouvellement du contrat de franchise avec Carrefour, et à la possibilité pour la famille Beau, détentrice de 21% du capital de Guyenne et Gascogne, de céder ses titres à partir du 16 décembre avec la fin du pacte Dutreil.
Si Le Figaro évoque une OPE de Carrefour sur Guyenne et Gascogne, le premier s’est refusé à tout commentaire, tandis que le second a confirmé des discussions en cours. En revanche le marché juge crédible ce projet, avec un rebond de 4,33% à 85,03 euros de Guyenne et Gascogne, tandis que Carrefour cédait 2,95% à 18,45 euros.
«La priorité pour Carrefour est de renouveler le contrat de franchise, estime Aurel BGC. Mais il semble clair que cette renégociation pourrait servir d’élément de persuasion aux actionnaires familiaux de Guyenne pour que Carrefour rachète leur participation». Du côté de la famille Beau, le dilemme est de «trouver un accord acceptable avec Carrefour (qui lui permette de monétiser maintenant son patrimoine dans Guyenne et Gascogne) ou d’optimiser la valorisation des actifs de la maison mère et s’engager du coup dans un long processus de négociation avec Carrefour», explique CM-CIC.
Au regard des difficultés actuelle de Carrefour, il semble peu réaliste d’obtenir une offre en cash. Toutefois, quel serait l’intérêt pour la famille Beau de détenir des actions Carrefour, alors que l’horizon est loin de s’éclaircir pour le géant de la distribution.
De plus, quel ratio d’échange adopter? Au cours d’avant les rumeurs, la parité ressortait autour de 4 actions Carrefour pour 1 action Guyenne et Gascogne. «Cette parité peut apparaître comme un plancher, note CM-CIC. En intégrant une prime de 15 à 20%», on aboutit une parité de 5 pour 1, faisant ressortir une valeur implicite de 95 euros pour Guyenne, en ligne avec l’ANR du groupe, selon CM-CIC. Pour sa part, Cheuvreux valorise Guyenne et Gascogne à 110 euros, et juge qu’«il y aurait peu de synergies [pour Carrefour]. L’impact sur le bénéfice serait neutre jusqu’à 105 euros par action et légèrement dilutif au-dessus de ce niveau».
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