GTech se renforce aux Etats-Unis dans les machines à sous
Concentration dans l’univers du jeu. L’opérateur italien de loterie GTech (l’ancien Lottomatica, qui avait repris l’américain GTech en 2006) franchit un pas de géant en rachetant le fabricant américain de machines à sous International Game Technology (IGT) pour 4,7 milliards de dollars (3,5 milliard d’euros), sans compter une dette nette de 1,75 milliard. Une opération supérieure aux 4,5 milliards de dollars de capitalisation de GTech. L’acquisition reflète un multiple valeur d’entreprise sur Ebitda de 8,7 fois et de 6,3 fois post-synergies.
Le nouvel ensemble prendra la forme d’une holding basée au Royaume-Uni et cotée sur le Nyse. GTech, conseillé par Credit Suisse, et IGT, conseillé par Morgan Stanley, quitteront respectivement les Bourses de Milan et de New York. Le groupe conservera ses trois sièges opérationnels à Las Vegas, Providence et Rome.
Les actionnaires d’IGT recevront 13,69 dollars en cash et 0,1819 action de la holding, soit un total de18,25 dollars par action représentant une prime de 18% sur le dernier cours d’IGT. Quant aux actionnaires de GTech, ils auront 1 action de la holding pour 1 action détenue.
Le groupe accélère ainsi son exposition au marché américain, plus porteur, avec une hausse de 6,7% des dépenses nettes de jeux l’an dernier, contre une baisse de 6,6% en Italie. Près de deux tiers du chiffre d’affaire sera réalisé hors d’Italie, contre 43% actuellement. Le nouvel ensemble, numéro un des machines à sous et des loteries, dégagera plus de 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires et plus de 2 milliards d’Ebitda. Il vise plus de 280 millions de dollars de synergies la troisième année suivant la clôture de l’opération, attendue au premier semestre 2015. Un niveau de synergies «impressionnant et supérieur aux attentes», soulignent les analystes de Banca Akros.
De Agostini, qui détient directement et indirectement 59% du capital de Gtech s’est engagé à voter en faveur de ce mariage. Le nouveau groupe sera détenu à 80% par Gtech et 20% par IGT, De Agostini conservant le contrôle avec 47% des titres.
GTech financera l’opération sur sa trésorerie et par de nouveaux financements. Il a déjà reçu des engagements de 10,7 milliards de dollars auprès de Credit Suisse, Barclays et Citigroup. Mais Alberto Fornaro, directeur financier de GTech reconnaît que ce niveau de dette ne lui permettra pas de rester en catégorie investissement.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose