Google démontre aux investisseurs sa bonne tenue des coûts
Arrivée fin mai à Mountain View, la nouvelle directrice financière de Google, Ruth Porat (ex-Morgan Stanley), peut avoir le sourire. Le géant américain de la recherche sur internet a dévoilé jeudi soir des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes. Cela faisait pas moins de six trimestres qu’il n’avait pas réussi à battre le consensus. L’action a grimpé jusqu'à 8% dans les échanges électroniques suivant la publication du communiqué.
Les investisseurs ont salué la capacité de Google à maîtriser ses coûts. Les dépenses d’exploitation ont grimpé de 13% au deuxième trimestre par rapport à la période comparable de 2014, une progression moindre que celle enregistrée au premier trimestre (+21%). Les revenus publicitaires ont progressé de 11% à 16,02 milliards de dollars, alors que le nombre de clics sur des publicités a augmenté de 18%, contre une hausse de 13% sur les trois premiers mois de l’année. Si le coût moyen par clic, c’est-à-dire le prix payé par l’annonceur pour rétribuer un clic sur sa campagne, a reculé de 11%, soit davantage que les 7% observés au premier trimestre, la hausse des volumes a permis de plus que compenser cette diminution. Le chiffre d’affaires consolidé affiche un gain de 11% sur la période, à 17,73 milliards de dollars.
Le bénéfice a bondi de 15% pour atteindre 3,93 milliards de dollars (6,99 dollars par action hors éléments exceptionnels, là où le consensus Thomson Reuters tablait sur 6,70 dollars). La question que les investisseurs se posent aujourd’hui est de savoir ce que Google compte faire de sa confortable trésorerie : près de 70 milliards de dollars de liquidités à fin juin. Lors d’une téléconférence avec les analystes, Ruth Porat a simplement indiqué jeudi que la société explorait de nouveaux domaines tels que les sciences de la vie, la fibre optique (Fiber) ou la domotique (Nest). Dans le communiqué accompagnant les résultats publié peu de temps auparavant, elle soulignait que Google porterait une «grande attention concernant l’allocation des ressources». Ruth Porat n’a pas brisé la traditionnelle réserve de Google quant à livrer des données détaillées sur ses activités, en particulier YouTube. A sa décharge, la vétérane de Wall Street est en poste depuis moins de deux mois.
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