Goldman Sachs et UBS sur le gril dans l’enquête sur Royal Mail
Les banquiers de Goldman Sachs et UBS qui ont dirigé l’introduction en Bourse de Royal Mail se sont justifiés mercredi devant une commission parlementaire. Avec l’envolée de 65% du cours de l’opérateur postal après son IPO, le gouvernement britannique et ses conseils ont été accusés d’avoir bradé l’entreprise et lésé le contribuable. Les valorisations faites par les banques qui tentaient de décrocher le mandat allaient jusqu'à 8,5 milliards de livres, alors que l’IPO a valorisé Royal Mail à 3,3 milliards. Le prix d’introduction de 330 pence correspondait «à celui auquel nous pouvions vendre 600 millions d’actions à une base d’investisseurs de premier plan», s’est justifié James Robertson, le banquier d’UBS en charge de l’opération. Des marchés actions solides ont permis de hisser le total des fonds levés lors d’introductions en Bourse à Londres à 8,9 milliards de livres depuis le début de l’année, soit plus du quadruple que sur la période comparable de 2012.
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