Glencore quadruple le montant des synergies attendues de sa fusion avec Xstrata
La fusion entre Glencore et Xstrata bouclée en mai dernier n’apporte pas que des mauvaises nouvelles. Trois semaines après avoir annoncé 8,5 milliards de dollars de dépréciations d’actifs, en grande partie liées à la constatation de survaleurs, le groupe minier a profité hier de sa journée dédiée aux investisseurs pour annoncer des synergies annuelles totalisant «au moins 4 milliards de dollars à partir de 2014», un montant quatre fois plus élevé que celui qu’il prévoyait au printemps dernier.
Plus des deux tiers des synergies identifiées, soit 1,4 milliard de dollars, proviendront d’économies de coûts découlant de la fermeture des sièges sociaux de Xstrata en Suisse (Zug) et au Royaume-Uni (Londres), de la rationalisation de certaines directions régionales et d’une utilisation plus efficace des actifs opérationnels existants. «Nous venons juste de commencer à examiner les activités minières et métallurgiques combinées du groupe», précise le directeur général Ivan Glasenberg, laissant ainsi la porte ouverte à une nouvelle révision en hausse des synergies futures.
Glencore Xstrata confirme également 450 millions de synergies marketing, auxquelles s’ajoutent 175 millions d’économies liées à une baisse de ses coûts de financement. Noté «BBB» par S&P et Baa2 par Moody’s, avec une perspective stable, le nouveau groupe ne fait face à aucune tombée majeure de dette durant les douze prochains mois.
En excluant sa mine de cuivre péruvienne de Las Bambas en voie de cession, il prévoit désormais des investissements industriels de 26 milliards de dollars sur la période 2013-2015, contre 29,5 milliards dans son budget initial. Les investissements récurrents seront limités à 4 milliards par an, contre une fourchette de 4 à 5 milliards auparavant annoncée. Sur 88 projets d’investissements envisagés par Xstrata, la moitié a été suspendue, tandis que sept projets ont été revus à la baisse.
Si sa place de cotation principale restera le London Stock Exchange (LSE), le groupe élargi a l’intention de se faire coter sur la Bourse de Johannesburg «au cours du quatrième trimestre 2012». Il explique cette décision par l’importance du continent africain en tant que marché de croissance, et le choix de l’Afrique du Sud par le fait que ce pays dispose d’une «base conséquente d’investisseurs institutionnels».
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