General Electric souffle le chaud et le froid
General Electric a publié vendredi des résultats semestriels qui ont pris par certains côtés les investisseurs à contrepied. Le conglomérat affiche une hausse annuelle de 14% de son bénéfice net du deuxième trimestre, à 3,3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), alors qu’il restait sur sept trimestres consécutifs de contraction de ses résultats.
Il doit d’abord ce retournement aux performances meilleures que prévu de son bras financier, GE Capital, dont le résultat net a quasiment doublé sur la période à 830 millions de dollars. A l’exception de l’immobilier commercial, les activités de la filiale, en pleine restructuration, sont bien orientées. Les exigences en capital liées à la réforme financière votée le 15 juillet aux Etats-Unis devraient être absorbées dans le cadre du plan de réduction des encours et de hausse des bénéfices déjà annoncé par GE Capital, a indiqué vendredi le groupe.
Dans les activités industrielles, le bilan est plus mitigé. L’activité santé se redresse. En revanche, les divisions transport et aviation voient leur chiffre d’affaires et leurs résultats reculer. Même sanction dans le pôle infrastructure d’énergie et pétrole/gaz, où malgré une hausse des résultats, c’est surtout la baisse des ventes qui marque les esprits.
Au total, services financiers compris, GE enregistre un recul de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel sur un an. Le niveau des commandes, lui, a augmenté de 8% à 19,2 milliards sur le deuxième trimestre. Jeffrey Immelt, le patron du conglomérat, a répété son objectif d’une hausse du dividende l’an prochain, mais cette perspective n’a pas empêché le titre de reculer en bourse.
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