General Electric poursuit sa croissance dans le secteur pétrolier

Après le rachat de Dresser pour 3 milliards de dollars, GE met 1,3 milliard, soit 25 fois l’Ebitda 2010, pour acquérir le britannique Wellstream
Patrick Aussannaire

General Electric (GE) passe à l’offensive. Après avoir essuyé une fin de non-recevoir sur sa dernière offre en octobre dernier à un prix de 750 pence par action, le conglomérat industriel a mis toutes les chances de son côté en relevant son prix sur la compagnie britannique de services pétroliers Wellstream à 786 pence. Cette nouvelle offre valorise la cible à environ 800 millions de livres (955 millions d’euros). Les actionnaires recevront 780 pence par action détenue et 6 pence sous forme de dividende.

GE indique dans son communiqué disposer de l’aval de l’ensemble des membres du conseil d’administration de Wellstream. Cette transaction met fin à trois mois de suspense durant lesquels des sociétés rivales telles que National Oilwell Varco avaient également manifesté leur intérêt.

Le prix offre une prime de 29,1% aux actionnaires de Wellstream, par rapport au cours de clôture de 609 pence du 20 septembre dernier, date à laquelle les potentiels acquéreurs sont sortis du bois. Depuis, anticipant la détermination de GE, les investisseurs ont tiré le cours de l’action à seulement 5,2% de l’offre de GE à la clôture de la séance de vendredi dernier. L’offre valorise le groupe à 14,5 fois son Ebitda de 2009, alors que ce dernier a chuté de plus de 43% en un an au premier semestre 2010. Sur la base de projections d’une baisse équivalente de l’Ebitda sur l’ensemble de l’année 2010, l’offre valorise Wellstream à environ 25 fois l’Ebitda, ce qui semble cher. Mais rapporté au chiffre d’affaires, le multiple d’acquisition de 2,1 fois est en ligne avec la médiane des trente dernières opérations du secteur recensées par Bloomberg.

L’activité de Wellstream, qui fabrique des conduites flexibles utilisées pour l’exploitation pétrolière en eaux profondes, et sa forte exposition au Brésil, constituent des atouts en termes de développement et synergies pour General Electric. Claudi Santiago, PDG de GE Oil & Gas, précise en outre que «le Brésil est une région clé pour GE».

Chose promise, chose due. Après le rachat de la compagnie texane Dresser pour 3 milliards de dollars en octobre dernier, John Krenicki, le président de GE Energy, avait indiqué qu’il ne s’agissait que du début d’une série d’acquisitions stratégiques dans le secteur destinées à développer cette activité, qui devrait apporter 31 milliards de dollars de revenus au groupe en 2010, selon les analystes (contre 30,2 milliards en 2009).

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...