General Electric met fin à huit trimestres de récession
Le rythme est encore faible, mais pour General Electric, la reprise est enfin là. Le chiffre d’affaires du conglomérat américain a progressé de 1% au dernier trimestre 2010, à 41,4 milliards de dollars, quasiment 2 milliards de plus qu’attendu par le consensus. Il s’agit surtout de la première hausse trimestrielle des revenus du groupe depuis septembre 2008. Un retour de la croissance organique inattendu pour les analystes financiers et salué par une forte hausse de l’action vendredi à New York. Les analystes de Deutsche Bank y voient même le meilleur trimestre depuis 2007.
Car si GE était parvenu à relancer la croissance de son bénéfice dès le deuxième trimestre 2010, celle-ci provenait avant tout de la «discipline» financière que s’imposait le groupe. Cette fois, la reprise de l’activité promet un effet de levier intéressant pour les prochains trimestres. Jeffrey Immelt, le président de GE, encore auréolé de sa nomination à la tête du nouveau conseil de la croissance économique mis en place par Barack Obama, a noté une accélération de la performance du groupe et promis une progression du bénéfice par action d’un trimestre à l’autre en 2011 et en 2012. Au dernier trimestre 2010, le bénéfice de GE a bondi de 50% à 4,5 milliards de dollars.
Tous les métiers de GE ne sont pas logés à la même enseigne. Le chiffre d’affaires de la division énergie (turbines…) a par exemple baissé de 5% au quatrième trimestre à 8,81 milliards de dollars quand celui du matériel médical progressait de 8% à 5,1 milliards. Quant à GE Capital, le bras financier du conglomérat, malgré une baisse de 4 % de ses revenus à 11,89 milliards de dollars, le résultat est redevenu positif avec 1 milliard de bénéfice net, signe du repositionnement de la division. Enfin, NBCU, la filiale de télévision, sera définitivement cédée à Comcast le 28 janvier, le feu vert des autorités de la concurrence ayant été donné jeudi dernier.
Selon Jeffrey Immelt, toutes les divisions bénéficient maintenant de perspectives favorables. Pour preuve, le carnet de commandes de GE s’est épaissi de 12% au dernier trimestre, pour monter à 175 milliards de dollars, soit un ratio commandes sur chiffre d’affaires de 1,16 fois. Lors de la conférence de présentation des résultats, la direction du groupe a reconnu qu’elle n’avait pas vu un tel niveau de commandes depuis longtemps.
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