General Electric envoie un message positif pour l’industrie américaine
Une division financière rétablie et des activités industrielles qui affichent des rythmes de croissance de plus de 10%. General Electric fonctionne de nouveau quasiment à plein régime. Si elle se confirme, scénario sur lequel la direction semble assez confiante, la tendance enregistrée au premier trimestre devrait permettre au conglomérat américain d’atteindre sans difficulté les trois objectifs fixés par son PDG Jeff Immelt : le retour du dividende chez GE Capital, en accord avec les autorités de marché; une hausse de plus de 10% du bénéfice des activités industrielles; et finir d’annuler par des rachats d’actions l’effet de dilution de l’augmentation de capital de 12 milliards de dollars réalisée en octobre 2008 en pleine crise financière.
Au premier trimestre, GE Capital a dégagé 1,8 milliard de dollars de bénéfice net, en hausse de 27% à données comparables. Les marges de tous les métiers de la division financière s’améliorent, souligne le groupe. La division immobilière a même renoué avec les bénéfices (56 millions de dollars), après un tunnel de pertes long de trois ans. Enfin, le ratio «tier one» de GE Capital a augmenté de 50 points de base par rapport au quatrième trimestre 2011, pour monter à 10,4%, son plus haut niveau historique selon le groupe.
Mais ce sont surtout les performances des métiers industriels (énergie, tranport ferroviaire, aviation, santé) qui laissent espérer un plus gros effet de levier sur les résultats à venir. Au premier trimestre, le groupe a enregistré 12,2 milliards de nouvelles commandes, dont la moitié dans l’énergie (turbines…). GE assure n’avoir jamais connu un si bon premier trimestre. Au total, le carnet de commandes industrielles du groupe atteint 201 milliards de dollars à fin mars. Autre signe de cette reprise d’activité, le chiffre d’affaires des divisions industrielles de GE a progressé de 14% au premier trimestre à 23,7 milliards de dollars.
Au total, GE a dégagé un bénéfice net cumulé de 3,03 milliards de dollars, contre 3,43 milliards un an plus tôt, mais ce montant tient compte d’une charge exceptionnelle de 200 millions de dollars liée à l’arrêt de l’activité de prêts hypothécaires en Irlande.
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