Gemalto porté par la croissance des transactions sécurisées

Le groupe bénéficie du développement des cartes sans contact alors que la téléphonie mobile a, en revanche, reculé
La rédaction

La forte croissance des transactions sécurisées bénéficie à Gemalto qui commence ainsi à cueillir les fruits de sa réorientation vers les services et les logiciels. Cette division, qui regroupe notamment les cartes bancaires de nouvelle génération sans contact, affiche un bond de son chiffre d’affaires de 21% à 251 millions d’euros, avec la rentabilité opérationnelle la plus haute du groupe : 10,5%, en amélioration de 7,8 points. Selon Olivier Piou, le directeur général de Gemalto, les transactions sécurisées doivent générer «structurellement» une croissance annuelle des ventes comprise entre 9% et 11% et une profitabilité comprise entre 10% et 12%. «C’est bien parti dans pas mal de pays du monde et ça ne tient pas encore compte des Etats-Unis», a déclaré Olivier Piou lors d’une conférence téléphonique.

En revanche, l’activité historique de Gemalto dans la téléphonie mobile est restée soumise à d’importantes pressions au premier semestre. Le groupe, qui s’est diversifié ces dernières années vers les logiciels et les services pour moins dépendre de la fabrication de cartes à puces, désormais standardisée et donc moins rentable, s’attend néammoins d’ici la fin de l’année à une amélioration dans le mobile, grâce notamment au déploiement du paiement sans contact (NFC). «La tendance de la téléphonie mobile s’est bien inversée et en 2011, et surtout en 2012 et 2013, on va retrouver de la croissance», a déclaré Olivier Piou. Au premier semestre, la téléphonie mobile a vu ses ventes reculer de 3% à 444 millions, pour une marge de 6,9% (-1,9 point).

Au total la rentabilité des activités opérationnelles a accusé un recul de 0,4 point en première moitié d’année, à 7,8%, en dépit d’une hausse de 14% de ses ventes à 928 millions d’euros. Gemalto a confirmé son objectif visant au total un résultat des activités opérationnelles de 300 millions d’euros à l’horizon 2013. La contribution des licences de brevets devrait toutefois être amoindrie en 2011 en raison d’une action en justice engagée par Gemalto aux Etats-Unis, précise la société. L’impact s’est d’ores et déjà fait sentir au premier semestre, ce segment s'étant effondré de 84%, à 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. Hier, l’action Gemalto a gagné 6,33% à 31,41 euros.

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