Gecina est pénalisée par l’accroissement de la charge de sa dette
«Nous avons décidé de nous mettre en sécurité […] pour avoir un profil moins risqué», a expliqué Bernard Michel, PDG de Gecina depuis le limogeage du directeur général Christophe Clamageran le 4 octobre dernier, à l’occasion de la publication des chiffres trimestriels de la foncière. Face au ralentissement économique et au renchérissement du coût de financement, Gecina a modifié ses priorités en se concentrant sur la réduction de la dette, l’accélération des cessions de résidentiel et le ralentissement des investissements dans les bureaux.
La foncière veut ainsi vendre pour 500 millions d’euros d’actifs résidentiels en bloc, soit 10 à 15 immeubles parisiens, au premier semestre 2012. «Nous avons déjà beaucoup de marques d’intérêt», assure Bernard Michel. La foncière rappelle que les ventes en bloc se situent en moyenne 20% en dessous des prix de vente par lots, et 45% en-dessous des prix affichés par les notaires parisiens (8.150 euros le mètre carré au deuxième trimestre).
Parallèlement, le plan de cessions de 1 milliard d’euros en 2011 est maintenu, avec 647 millions déjà réalisés (45% résidentiels et 37% bureaux) et 155 millions d’euros de promesses de vente signées.
Le programme de cessions d’actifs résidentiels à la découpe pour 300 millions d’euros en 2012 est aussi confirmé. «Au-delà, le conseil n’a pas fixé d’objectifs», poursuit Bernard Michel. Cette sortie progressive du résidentiel sera partiellement compensée par de nouveaux investissements sur la santé et les résidences étudiants.
Ces opérations de cessions permettront d’abaisser le ratio d’endettement du groupe (loan to value) de 43,9% fin juin à 40% en fin d’année prochaine, voire dès la fin du premier trimestre 2012. «Je veux prendre de l’avance, explique Bernard Michel. L’objectif n’est pas le démantèlement de Gecina. Le conseil souhaite alléger le bilan et une distribution optimale de dividende». De fait les frais financiers ont bondi de 34% sur les neuf premiers mois de 2011, entrainant un recul de 8,5% du résultat net récurrent sur la période. Néanmoins, Gecina confirme un objectif de baisse de 7% de cet indicateur sur l’exercice. Le coût moyen de la dette ressort à 4,15% fin septembre – c’est aussi l’objectif à fin décembre – contre 3,4% un an plus tôt.
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