GDF Suez tient tête à un marché européen de l’électricité déprimé

Le groupe a publié des semestriels en repli tout en visant la borne haute de sa prévision de résultat net récurrent annuel
Benoît Menou
GDF Suez a rassuré le marché.
GDF Suez a rassuré le marché.  - 

GDF Suez a rassuré le marché hier quant à sa capacité à tenir tête aux turbulences. Le groupe souligne en effet évoluer «dans un contexte économique toujours incertain et difficile, en particulier dans la production d’électricité en Europe où les conditions de marché déprimées ne montrent à ce jour aucun signe d’amélioration». Mais en dépit de résultats semestriels en baisse, le titre s’est adjugé un gain de 5,83% à 16,69 euros, le PDG Gérard Mestrallet mettant en avant la «résistance» du groupe.

Le groupe d’énergie se targue d’une «bonne performance opérationnelle» au cours du semestre écoulé. Le climat particulièrement rigoureux en France et en Europe ou le développement international n’ont pourtant pas permis de compenser la baisse des prix de l’électricité sur fond de surcapacités et d’atonie de la demande. Le chiffre d’affaires accuse un repli de 1,5% (+1,9% en organique), à 42,6 milliards d’euros. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’est élevé sur le semestre à 7,6 milliards, en baisse de 6,6% (-2,6% en organique). GDF Suez souligne un impact positif de 369 millions relatif aux conditions climatiques et un impact négatif de 318 millions du fait de la fermeture prolongée de deux centrales nucléaires en Belgique. Le résultat net récurrent abandonne 1,7% à 2,4 milliards d’euros.

GDF Suez n’en a pas moins confirmé ses objectifs, «à climat moyen et à régulation stable», passant par un résultat net récurrent de 3,1 à 3,5 milliards d’euros (3,8 milliards en 2012). Surtout, la directrice financière Isabelle Kocher a fait part d’une «forte probabilité pour nous d’être plus proches du haut de cette fourchette que du bas». L’objectif de résultat net récurrent repose sur un plan Perform 2015 «en bonne marche à fin juin» et implique, selon le groupe, un Ebitda compris entre 13 et 14 milliards, contre 17 milliards l’an passé en tenant compte de la mise en équivalence de Suez Environnement.

Sur le front du bilan, GDF Suez indique que l’«avancement du programme d’optimisation de portefeuille» a contribué au premier semestre pour plus de 3 milliards d’euros à la réduction de la dette nette. Le groupe a confirmé son objectif d’un impact cumulé de 11 milliards sur 2013-2014, alors que la dette a baissé de 4,4 milliards sur le semestre à 32,2 milliards. Déjà, elle représente 2,3 fois l’Ebitda, en ligne avec l’ambition d’un ratio inférieur à 2,5. GDF Suez se félicite qui plus est d’un nouveau recul du coût moyen de la dette, à 3,66%.

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