GDF Suez réduit sa dette au prix d’une dilution de son potentiel de croissance
Associé à Mitsui à travers plusieurs investissements réalisés en commun dans différentes régions du monde, notamment au Brésil, GDF Suez élargit son partenariat avec le groupe nippon en Australie. Alors que celui-ci détenait déjà dans ce pays 30% de la centrale de Loy Yang B et 21% de celle de Kwinana, il va prendre une participation minoritaire de 28% dans cinq actifs détenus par GDF Suez Australian Energy, filiale à 100% du groupe énergétique français. Les actifs concernés, d’une capacité totale de 2.463 MW, englobent un parc éolien, une centrale à charbon, plusieurs centrales à gaz et une activité de fourniture d’électricité et de gaz comptant 350.000 clients en Australie méridionale.
Ce nouvel accord aboutira à «la création d’une plate-forme de propriété en commun sur l’ensemble du portefeuille d’actifs de production en Australie», indique GDF Suez. Il ajoute que ce partenariat élargi «se traduira par une diminution de la dette nette consolidée du groupe» lors de la finalisation de la transaction attendue ce mois-ci. Bien que celui-ci n’ait pas chiffré l’entrée de cash induite, le montant de 300 millions d’euros avancé par Les Echos semble être le bon ordre de grandeur.
Si GDF Suez a déjà réalisé près de 40% de son plan visant à céder 11 milliards d’euros d’actifs sur la période 2013-2014, les analystes crédit de Natixis remarquent que «les cessions dans les économies matures tardent à se réaliser», le groupe ayant souvent recours à des schémas déconsolidants pour parvenir à son objectif d’une dette nette inférieure à 30 milliards d’euros d’ici fin 2014.
Compte tenu d’une activité dans l’énergie qui devrait rester morose en Europe jusqu’en 2016, le bureau d’analyse de Citigroup juge de façon favorable la réorientation de GDF Suez en direction des marchés émergents dans la production d’électricité.
Mais selon lui, «la préférence du groupe pour des prises de participation mises en équivalence, par opposition à une consolidation totale des actifs, ainsi que le temps nécessaire à la mise en place des projets se traduiront par une contribution lente de ceux-ci à la croissance des bénéfices». Il estime donc que le groupe «pourrait être conduit à accroître ses investissements industriels après 2016 pour être en mesure de mieux capter le potentiel de développement du marché, notamment dans le gaz naturel».
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