GDF Suez ne relâche pas ses efforts de désendettement
Pas de pause estivale pour le plan de désendettement de GDF Suez. Le groupe d’énergie a annoncé hier la cession au japonais Marubeni de 50% de son portefeuille d’actifs de production d’électricité thermique et renouvelable au Portugal, représentant une capacité totale installée de 3.300 MW, soit 17% des ressources totales du pays. Cette plate-forme comprend trois centrales thermiques charbon et gaz d’une capacité de 2.400 MW bénéficiant de contrats de rachat de l’électricité produite. Elle porte également des actifs renouvelables, principalement éoliens, pour le solde.
Non communiquée, la valeur d’entreprise du portefeuille est estimée à 2,5 milliards d’euros. La transaction devrait être finalisée dans le courant du troisième trimestre 2013. GDF Suez était conseillé par SG CIB et le cabinet d’avocats Bredin Prat, tandis que Marubeni s’est appuyé sur BNP Paribas et Linklaters.
GDF Suez et Marubeni se connaissent bien. Les deux groupes sont liés depuis plusieurs années par un accord de coopération et d’investissement en Asie et dans le Golfe Persique. La transaction portugaise, vise à «étendre ce partenariat à l’Europe, avec une stratégie partagée de développement, notamment dans les énergies renouvelables», explique GDF Suez.
Conclue après 14 mois de discussions, et trois tours d’enchères afin de départager industriels et fonds d’investissement, l’opération permettra à GDF Suez de réduire sa dette consolidée de 600 millions d’euros dès la signature de la transaction. En 2014, la joint-venture avec Marubeni sera consolidée par mise en équivalence ce qui, du fait de l’entrée en vigueur de la nouvelle norme IFRS 11 sur les partenariats engendrera une baisse additionnelle de la dette nette de 300 millions d’euros. En incluant l’impact total de cette opération, l’avancement du programme d’optimisation de portefeuille s’élèvera à près de 4 milliards d’euros sur un objectif de 11 milliards d’euros pour la période 2013-2014.
Cette opération, qui plus est réalisée dans un pays présentant un important risque macroéconomique, rassure sur la capacité du groupe à réduire comme promis son exposition au marché de l’énergie thermique en Europe. Ce qui crédibilise un peu plus l’atteinte de l’objectif de 30 milliards de dette fin 2014 contre près de 44 milliards deux ans auparavant.
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