GDF Suez modère les rémunérations variables de sa direction générale
Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, les deux mandataires sociaux de GDF Suez, percevront cette année une rémunération variable inférieure à ce qu’ils auraient dû percevoir au titre de l’exercice 2012. Selon La Lettre de l’Expansion, les deux dirigeants du groupe d’énergie ont accepté, à la demande des représentants de l’Etat au conseil d’administration de GDF Suez, de renoncer à 10% de leur bonus. La rémunération variable des membres du comité de direction générale a également été réduite de 10%. Selon la société, cette baisse des rémunérations variables a été décidée «compte tenu de la difficulté de l’environnement».
Gérard Mestrallet percevra ainsi 1,6 million d’euros de rémunération variable au titre de 2012, soit 4,9% de moins que ce qu’il a touché au titre de 2011, indique le rapport annuel du groupe. Pour Jean-François Cirelli, l’écart n’est que de 0,24%. Sa rémunération variable s’élève à 0,84 million. Leurs rémunérations fixes n’ont pas été modifiées par rapport à 2011.
Pour 2012, la rémunération totale de Gérard Mestrallet s'élève à un peu plus de 3 millions d’euros. Le salaire cumulé de Jean-François Cirelli se monte à 1,84 million d’euros. La part variable de leur rémunération se décompose en une partie quantitative à 70% et en une partie qualitative à 30%. La première repose pour moitié sur l’atteinte de l’objectif budgété de résultat net récurrent part du groupe par action et pour moitié sur les cibles de free cash flow, de rentabilité des capitaux employés (ROCE) et de dette nette. Les critères qualitatifs ne sont pas précisés.
Malgré la modération de leur rémunération variable, Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli restent largement au-dessus du seuil de 450.000 euros annuels demandé par l’Etat aux mandataires sociaux des entreprises publiques. GDF Suez est toujours détenu à un peu plus de 36% par l’Etat français. Il bénéfice de trois représentants au conseil d’administration, sur un total de 18 membres.
Le gouvernement a promis de présenter avant cet été un texte de loi censé encadrer la rémunération des dirigeants des entreprises publiques, en s’inspirant notamment de la récente loi suisse imposant un vote par les actionnaires en assemblée générale des politiques de rémunérations dans les entreprises cotées. Le projet français ne devrait être voté qu’après la saison des assemblées générales, ce qui laisse donc une année de répit aux dirigeants.
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