GDF Suez manque de transparence sur les retraites de ses dirigeants
Cet après-midi, l’assemblée générale de GDF Suez, précédée de la publication des résultats du premier trimestre, pourrait être animée. A l’heure où la rémunération des dirigeants est scrutée de près, GDF Suez fait preuve de peu de transparence en matière de retraites chapeaux. Les résolutions réglementées ne donnent aucun détail. Le rapport annuel se borne à préciser que le groupe a provisionné 89 millions d’euros fin 2011 pour les retraites supplémentaires des membres du comité exécutif, soit 28 membres. Toutefois, l’énergéticien n’en précise pas la répartition.
Or, en raison du transfert du contrat de travail suspendu de Gérard Mestrallet de GDF Suez à GDF Suez Management Company, et de son renouvellement de mandat d’administrateur, d’aucuns estiment que le groupe aurait dû présenter aux actionnaires une résolution séparée, conformément au Code de commerce. Contacté vendredi par L’Agefi, le groupe répond qu’il n’a aucune obligation dans ce domaine.
En revanche, l'énergéticien précise que le vice-président, Jean-François Cirelli, ne bénéficie d’aucun régime de retraite supplémentaire chez GDF Suez. Ce dernier continue à bénéficier du régime spécial de retraite des industries électriques et gazières applicables à Gaz de France, mais à ce titre ne bénéficie d’aucune retraite chapeau, assure le groupe.
Les agences de conseil en vote (proxys) ont émis certaines réserves sur les 27 résolutions du jour. L’AFG constate qu’après le renouvellement de cinq administrateurs, le conseil ne comptera que 32% de membres libres d’intérêts, alors qu’elle fixe un minimum d’un tiers. En outre, Proxinvest comme l’AFG ne sont pas favorables à l’élection d’un censeur, ni aux augmentations de capital par placement privé dans les conditions actuelles.
La résolution 22 sur l’attribution d’actions gratuites est également contestée. La convocation précise des éléments «dont on peut regretter qu’ils ne figurent qu’au conditionnel, note l’AFG. On appréciera néanmoins une progression dans la démarche vis-à-vis des actionnaires». Proxinvest salue l’exigence des critères de performance annoncés, mais rejette la résolution, constatant que «les derniers plans ont été concentrés sur un nombre trop restreint de bénéficiaires» et que «la valeur annuelle actualisée (8,76 millions d’euros) [0,02% du capital par mandataire social dirigeant] excède largement le plafond fixé par Proxinvest de 75% de la rémunération fixe».
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