GDF Suez boucle avec succès une levée obligataire de 3 milliards d’euros

Le coût moyen de ce financement ressort à 1,83%, après un swap à taux variable sur deux des trois tranches émises
Yves-Marc Le Reour

Dans le cadre du financement du rachat des minoritaires d’International Power (IP), GDF Suez a réalisé hier à des conditions favorables une levée obligataire de 3 milliards d’euros en trois tranches d’un milliard chacune, ce qui constitue la plus importante émission de ce type en euros depuis le début de cette année sur un marché peu animé. Le syndicat bancaire est composé d’une quinzaine d’établissements français et internationaux menés par six banques coordinatrices.

La première tranche obligataire à échéance février 2016 est assortie d’un coupon de 1,5%, la deuxième à maturité juin 2018 porte un coupon de 2,25% tandis que la dernière, qui expire en février 2023, s’est effectuée avec un coupon de 3%. «Ce dernier coupon, en offrant une prime de seulement 20 points de base par rapport au rendement des obligations de l’Etat français à 10 ans, est à un niveau historiquement bas pour une émission de cette taille libellée en euros», commente Sergio Val, directeur corporate finance, trésorerie et assurances du groupe énergétique français.

Les deux dernières tranches ont en outre fait l’objet d’un swap à taux variable qui ramène le coût moyen de ce financement à 1,83%, précise GDF Suez. Sur la base d’une dette financière brute de 51 milliards d’euros à fin 2011, cette levée obligataire, qui allongera de façon marginale la maturité moyenne de l’endettement du groupe, «contribuera à faire baisser le coût moyen de la dette de 10 à 15 points de base», précise Sergio Val. Les 3 milliards d’euros levés se substitueront partiellement à la facilité de crédit bancaire de 6 milliards d’euros conclue le 4 mai 2012 pour financer l’acquisition du solde du capital d’IP non encore détenu.

Comme annoncé le 16 avril dernier, le financement du rachat des minoritaires d’IP sera complété par 3 milliards d’euros de cessions supplémentaires et par 2 à 3 milliards d’euros provenant du paiement du dividende de GDF Suez en actions en 2012 (dont 1,1 milliard d’euros pour le solde du dividende 2011).

Si la probabilité d’un rejet du rachat des minoritaires d’IP lors de l’assemblée générale du 7 juin prochain est quasiment nulle, le groupe a prévu dans le prospectus d’émission une «option contingente» de rachat des obligations. Le remboursement aux porteurs serait alors assorti d’une faible prime correspondant à 1% du nominal.

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