Gascogne entre dans une nouvelle ère après la finalisation de sa restructuration
Gascogne peut enfin ouvrir une nouvelle page de son histoire. Après des années de crises, d’endettement pléthorique et de pertes chroniques, le groupe papetier met un point final à sa restructuration financière.
Les opérations prévues par le protocole du 9 avril dernier et approuvées par l’assemblée du 13 juin suivant viennent de s’achever. D’une part, une augmentation de capital de 34,1 millions d’euros souscrite à hauteur de 96% par Attis – véhicule regroupant les sociétés landaises Biolandes Technologies et Les Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT) à hauteur de 53%, Bpifrance pour un tiers, et le groupe Crédit Agricole via Sofagri pour 14% – et de 4% par Electricité et Eaux de Madagascar (EEM) a été réalisée le 9 juillet dernier. Le même jour, en raison des pertes antérieures, la société opérait une réduction de capital de moitié, la valeur nominale de chaque action passant de 5 euros à 2,50 euros. D’autre part, une autre augmentation de capital de 10,2 millions d’euros a été réalisée au cours de l’été. Elle a été souscrite à hauteur de 48% par Attis 2, de 27% par EEM, et le solde par les autres actionnaires. Enfin, une augmentation de capital réservée de 31 millions d’euros a été souscrite à hauteur de 26,6 millions par Attis 2 et de 4,4 millions par EEM (dont 86% par compensation de créances).
A l’issue de ces opérations, Attis 2 détient 70,6% du capital et EEM 17,45%. Les fonds propres sont de 94,6 millions d’euros, alors qu’ils étaient négatifs en juin dernier, pour une dette nette de 52,9 millions contre 142 millions auparavant, soit un ratio d’endettement de 56%.
Avec une situation assainie, le papetier sera en mesure d’engager des investissements à même d’améliorer sa productivité. Il lancera son plan industriel et commercial, touchant les quatre métiers du groupe (bois, papier, sacs et complexes), dans les prochains mois. L’urgence est en effet toujours là, avec un chiffre d’affaires en très léger recul de 1,8% à 212,5 millions d’euros au premier semestre, pour une perte opérationnelle courante de 2 millions et une perte nette de 6,9 millions. Au second semestre, «le contexte économique reste difficile et l’inflation sur les prix du bois affectera la performance opérationnelle», prévient déjà Gascogne.
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